J'ai retrouvé une partie de nos petits.

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a81b3e54-e95a-11dc-a9c8-c9c4e287e87bFabrique de consommateurs. (Photo Internet)

 

Où je suis totalement déconnecté du monde, où je suis un modèle d'éducation mais je n'aurais jamais admis que mes enfants regardent la télé en mangeant ou mangent en regardant la télé, les repas (Y compris le goûter) se prennent avec l'esprit en repos, c'est du moins mon opinion et ma façon de fonctionner.

 

Qui plus est je différencie les pièces de la maison selon leur destination, manger dans le salon est pour moi l'inverse d'une bonne éducation mais quand je vois chez nombre de mes amis la télé jusque dans les "chiottes" ou la salle de bain je me dis que j'ai certainement loupé quelque chose quelque part.

 

Il ne s'agit, apparemment, que de biscuits et boissons mais il est devenu courant de voir, même à la télé, manger des frites ou autres choses bien grasses dans le salon, en famille si possible et devant la télé qui diffuse à 65 % du temps d'antenne des publicités imprégnant bien les esprits.

 

Les "PUB" ne sont pas forcément incluses dans les pages réservées à cet effet, bon nombre d'images instantanées, furtives et "imprégnantes" se font à l'insu des téléspectateurs mais cette stratégie des multinationales est plus payante que les plages publicitaires réservées pour aller pisser au milieu d'un film.

 

Allez, retournons voir nos adeptes de la petite lucarne (Dixit François Pignon (Jacques Villeret - Thierry Lhermitte) "Diner de Cons") ou plutôt de l'écran géant familial.

 

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J'en ai retrouvé un autre. (Photo Internet)

 

Plus assidu et certainement d'une époque déjà presque révolue, ce genre de manette "joystick" étant dépassée. (Du moins je crois, je ne suis pas très érudit dans ce domaine) mais j'ai quelques "professionnels" des jeux dans ma famille qui sont imbattables sur ce sujet précis.

 

L'évolution c'est bien, le développement technologique et informatique c'est bien aussi, c'est ce qui permet de progresser dans l'avenir, toutefois je me demande si d'inclure une éducation spécifique aux jeux vidéos n'entre pas plus dans une formule stratégique commerciale qu'évolutive, évoluer dans le fantastique et l'irréel n'est pas très constructif pour un jeune qui prépare sa vie.

 

Sauf à l'induire volontairement dans une voie commerciale de laquelle il sera la première victime, on appelle aussi cela la société de consommation.

 

L'enfant focalise donc son attention sur une image virtuelle qui lui induit une fausse vision de la réalité, ne pas oublier que les concepteurs des jeux sont d'abord des gens qui cherchent une réponse à leurs propres fantasmes qu'ils font donc partager à des millions d'autres joueurs, si possible lucratif bien entendu.

 

Cette induction de fausses informations dans le cerveau modifie considérablement l'état d'esprit d'un joueur surtout si c'est un enfant, son comportement en sera modifié, sa façon de vivre en famille aussi et ses résultats scolaires en pâtiront.

 

La-récréation-rue-Buffon-Paris-1959.-Robert-DoisneauUn partage sociétaire dès l'enfance. (Photo Internet)

 

L'école est le lieu de rencontre où les enfants découvrent les autres, plus tôt un enfant sera scolarisé plus tôt il apprendra à faire le choix de sa future vie, on ne peut se différencier et s'affirmer qu'à l'exemple des autres.

 

Très tôt j'ai été libre de me balader dehors, dès la prime enfance nous étions dans la rue à nous amuser avec d'autres gosses de nos âge mais aussi, et c'est très important, a apprendre "la rue".

 

Il est maintenant difficile d'appliquer cette éducation d'autodiscipline en lâchant les gosses dans ces mêmes rues, la multitude, les "prédateurs", les interdits, les réglementations, la peur qui s'est installée, ne permettent plus de laisser un enfant de cinq ou six ans livré à lui-même, c'est devenu inconcevable d'autant que les parent devenus étrangers pour leurs enfants n'en jouissent plus comme avant lorsque la mère de famille était encore présente en permanence à la maison.

 

Moins les parents voient leurs enfants plus il en sont possessifs, une contre réponse à leur obligations les responsabilisant, essayer de profiter du moindre instant commun pour parvenir à construire des liens familiaux à jamais rompus.

 

C'est le prix à payer de la vie moderne actuelle, il y a cinquante ans le statut de mère au foyer était solide, maintenant c'est presque synonyme d'échec familial d'autant qu'un salaire de plus est devenu indispensable pour réussir à vivre à peu près correctement.

 

Alors quand j'entend des gens me dire que la vie d'avant était plus dure je me marre deux minutes puisque dans un ménage actuel sur les deux parents il y en a un qui ne travaille que pour l'Etat et c'est souvent encore insuffisant.

 

La vie actuelle n'est plus constructive elle est défensive, pouvoir absolument financer tout ce qui est devenu indispensable, pouvoir répondre à l'appétit insatiable d'un Etat qui dysfonctionne et répondre à un mode de vie imposé qui n'à plus rien à voir avec une vraie liberté d'exister.

 

On ne travaille plus que pour s'offrir quelques jours de détente à prix d'Or qui servent à compenser l'excès d'une fatigue qui n'est plus physique mais morale et psychologique, certains appellent ça l'évolution, d'autres le confort moderne et d'autres la réussite.

 

En fait tous les "esclaves" de cette société de consommation sont justement ceux qui n'ont rien réussi, d'être dans l'obligation incontournable de survivre, même dans le confort, n'a plus rien de libertaire, le moindre écart est devenu fatal, le moindre pépin catastrophique, c'est aussi en partie ce qu'alimente la société sous l'appellation d'assistanat.

 

L'assistanat ne consiste pas seulement à être totalement démuni (Faux semblant puisque l'assistanat permet de déconnecter d'un monde réel pour vivre sans problème dans un monde irréel aux frais d'une société suicidaire) c'est aussi la méthode qui consiste à museler les gens par les expédients inventés depuis quelques décennies afin que le peuple ne puisse plus faire autrement que de dépendre des autres, donc ne plus pouvoir se rebeller et accepter en silence l'inacceptable d'hier. Bien joué, ça c'est de la politique.

 

Je ne voyais pas l'évolution familiale de cette façon d'autant que l'éducation donnée aux enfants par leur parents est aussi devenue superfétatoire, l'éclatement familial ce n'est pas tant la séparation physique de deux parents c'est surtout l'indifférence familiale de membres qui vivent ensemble sans jamais vraiment se connaitre.

 

Le noyau familial n'existe plus il ne reste qu'une société familiale qui fonctionne sur la lancée d'une mécanique immuable n'ayant que pour seul objectif de survivre à pouvoir encore s'offrir quelques semaines de vacances par an et en arriver, à la retraite, qu'a ne plus se contenter que des miettes de la société tout en continuant à l'alimenter. Ça aussi c'est de la politique.

 

Mais tout n'est pas sombre, loin de là, ma petite "dissertation" n'est représentative que d'une tendance qui hélas se généralise.

 

ColoniesDeVacances-1946.jpgIl y a les colonies de vacances. (Photo Internet)

 

Là c'est un départ en 1946, je n'étais pas encore né mais peu de choses ont changé avant 1968 en dehors des véhicules.

 

img413.jpgLes "colos" de mon enfance c'était çà. (Photo Internet)

 

Je dois quand-même préciser que je bénéficiais des avantages de l'Etat d'alors, mon père gendarme nous étions pris en charge en partie par le ministère des armées et les municipalités qui disposaient d'un budget "colonies de vacances" qui n'existe pratiquement plus aujourd'hui.

 

C'est un peu un des héritages pétainistes qui consistaient à rassembler les jeunes dès l'enfance pour leur inculquer la vie en société (Comme les jeunesses hitlériennes, franquistes, anglaises ou américaines, époque spécifique de ce genre d'embrigadement des jeunes), un avantage qui n'existe plus non plus aujourd'hui, si Pétain à commis des erreurs il a aussi créé de bonnes choses, ce n'est pas parce qu'un homme politique déplait ou n'est pas à la hauteur qu'il ne laisse pas aussi de bonnes choses, il faut relativiser.

 

Déjà, de pouvoir dissocier le maternage familial d'un fonctionnement collectif est très enrichissant, loin de séparer une fratrie les colonies soudaient encore plus une famille, les enfants revenant de ces séjours en ramenaient des souvenirs impérissables et une richesse d'éducation maintenant disparue.

 

La vie familiale avait un tout autre sens que ce qui est maintenant, on vivait en famille pour la famille comme ça existe encore en Italie du Sud et d'autres pays pas encore "corrompus" par la société de consommation intensive, c'est aussi cette forme de liberté familiale et individuelle qu'il faudrait rétablir et développer, les enfants seraient plus à même de respecter une hiérarchie évidente tout en apprenant le respect des gens, des réglementations et des institutions pour peu qu'il y en ait de respectable (Décadence d'Etat).

 

Colonie-de-vacances-2010.jpgColonie de vacances années 2010. (Photo Internet)

 

C'est une des préoccupations de nos dirigeants actuels, sur ce sujet je les suis sans réserve, il est bon qu'un pays se préoccupe de l'avenir des enfants qui le composent, les enfants c'est le futur d'un pays, il est donc important d'orienter les enfants dans le sens patriotique du pays en excluant toutes autres formes d'éducations qui seraient contraires aux institutions de la République (Mais c'est une autre histoire, la décadence actuelle ne va pas dans le bon sens) ou aux tendances religieuses qui excluraient une véritable éducation citoyenne.

 

Le problème de maintenant ce sont les tarifs et les critères draconiens d'encadrement, peu de jeunes gens sont encore attirés par le sacerdoce éducatif d'esprit colonie, trop de problèmes relationnels sont venus détruire une substance pourtant indispensable, s'occuper des enfants, les aimer et les comprendre.

 

La généralisation de faits divers a rendu les parents méfiants, les volontaires tout aussi méfiants  en considérant que d'approcher un enfant c'est prendre le risque d'être accusé de tous les mots de la terre même en n'ayant rien fait de répréhensible, comme il n'y a plus de frontière entre le bien et le mal tout un chacun à le loisir d'interpréter des situations de la façon qui lui est favorable, lucrative (Hélas trop courant) ou qui pourrait flatter une institution (Surtout juridique), que ce soit accusateur ou protecteur.

 

Ça aussi c'est destructeur d'une société.

 

Scouts-pionniers.jpgLe scoutisme. (Photo Internet)

 

Ici deux "pionniers" branche intermédiaire d'adolescent entre 14 et 17 ans, chapeauté par l'église c'est une forme d'éducation très valorisante, les non-croyants y sont acceptés sans réserve.

 

C'est ce que j'ai connu dès 14 ans, j'en ai tiré beaucoup de choses positives. 


Scouts-de-France-1967.JPGDe face dans le "tas" de droite, 16 ans 1/2.

 

Pareil, à cette époque pas de jeu vidéo, pas de télé (Je me l'interdisais d'autant que ça ne m'a jamais vraiment intéressé) et toujours au grand air.

 

4655850Contraste. (Photo Internet)

 

Je suis à me demander quel sorte de partage peut bien émaner de ce rassemblement de jeunes, tous seuls parmi la multitude côte à cote sans se parler, sans se voir, partagent-ils quelque chose ?

 

Un des mes fils apporte une réponse superficielle, il m'a permis de prendre en photo ses occupations interactives.

 

DSCN0453Ce jeu.

 

Et sa compagne virtuelle qui est aussi sa compagne physique présente.

 

Etant en totale incapacité de savoir de quoi il en retourne je me contente de regarder, d'essayer de comprendre sans parvenir à l'expliquer.

 

DSCN0454Juste un point qu'il fallait éclaircir.

 

Il m'a dit que c'était lui, je dois avouer que la première impression n'était pas concluante, même en cherchant bien je n'arrive pas à identifier vraiment que ce soit lui mais après quelques explications "scientifique" supplémentaires j'ai dû me rendre à l'évidence, c'est bien lui.

 

En réseau (Donc payant), il joue avec d'autres personnes qui payent également pour partager cette convivialité virtuelle qui nous laisse très très loin du contact humain des colonies de vacances dans lesquelles il est pourtant allé tous les ans, été comme hiver, avec ses frères et soeurs et ce dès l'âge de trois ans.

 

Le résultat me laisse quand même songeur, après quelques heures de jeu je note dans sa physionomie et son comportement un changement perceptible, à moins que je ne me trompe je trouve qu'il n'est pas tout à fait dans son état normal, du moins ce que je lui connais d'habitude.

 

DSCN0456.JPGUne forme d'extase. (Photo publiée avec son autorisation complaisante)

 

Qui doit être très jouissive vu l'état d'euphorie engendrée. (Grimace volontaire pour étayer le texte, mon fils s'est complaisamment prêté à cette "parodie")

 

DSCN0452Peut-être une recherche de mimétisme.

 

Il a encore beaucoup à apprendre et d'effort musculaires faciaux à faire, de toute évidence s'il ressemble à çà un jour je me poserai des question sur l'avenir à long terme de ma descendance. (Lol. Toujours dans le cadre de la complaisance)

 

Mais ce n'est rien à côté d'autres jeux plus "sophistiqués", retraçant avec un réalisme frappant des situations irréelles s'apparentant aux séries américaines (Ou japonaises, ce n'est pas mieux) dont nos jeunes sont saturés et imprégnés.

 

6598009Tout sur la paix et le partage. (Photo Internet)

 

C'est l'instincts humain qui veut que l'homme, avant de construire, détruise, c'est dans nos gènes, même dans les contrées les plus reculées où la télé n'est pas encore arrivée (Si ça existe encore) l'enfant, d'instincts, cherche à éliminer l'autre, ce besoin naturel d'espace personnel se fait au détriment de l'espace personnel de l'autre auquel il faut prendre cet espace.

 

Donc, pour posséder il faut d'abord détruire l'autre possesseur. Vous voyez, on n'est loin de la paix universelle, on est vraiment dans la merde jusqu'au cou d'autant que la démographie galopante multiplie de façon exponentielle ces cas de destructions individuelles et massives.

 

Mais il y a encore mieux.

 

callofduty 1La réalité virtuelle à l'état pur. (Photo Internet)

 

L'apocalypse virtuelle dont on est le maitre, se faire tuer pour tuer, réssusciter à chaque fois qu'on achète le droit de revivre et voilà de quoi exciter l'ardeur des ados (Et des adultes aussi d'ailleurs) en leur vendant la vie éternelle.

 

Avec ces débiles préceptes couteux il va devenir très difficile de leur demander d'être compatissant envers les milliers de morts en Syrie, les victimes des éléments naturels, les victimes de violences gratuites, les état d'agresseurs et d'agressés, ils sont blindés de situations virtuelles ayant supplantées la plus basique des logiques d'existence.

 

Soumettre en s'enrichissant. Je tire mon chapeau à ces "MAITRES" de l'informatique dans l'art de focaliser l'attention de millions de personnes derrière un simple écran, la société moderne fabrique les clones de demain et s'il ne sont pas physiquement semblables, mentalement ils seront identiques aux ordres qu'on leur induit insidieusement via ces "jeux" informatiques.

 

Rangeons les canons et les fusées destructrices, on a moins cher et plus efficace, la subjugation de l'esprit connectée aux décideurs. Bravo, mieux que la politique.

 

Je retourne dans la préhistoire de ma jeunesse pour me délecter de cet effondrement mental d'une société qui se dit supérieure.

 

Mais ce sera demain pour un autre jour, cette page est déjà bien conséquente.

 

A bientôt.

 

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