Ça repart

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Du moins, moi.

2012-08-15 0993Ouf, c'est partout. (Photo IPhone, donc non datée)

Non, je marque une connerie, c'est "hélas" qu'il faut mettre.

Sur le trottoir d'en face il n'y en a que quatre.

En fait, c'est un phénomène de société, partout pareil, ou à peu-près, et régressions des comportements.

Mais pas de panique, il me reste la chaussée et avec un peu de chance je passerais sans me faire "raser" par un véhicule, il n'y a que 150 mètres à faire.

C'est dans mon petit village provisoire et c'est également, sauf dans les grandes villes, sensiblement pareil sur l'ensemble de la métropole.

Je n'ai pas fait de photos ces jours-ci ma santé m'a fait une petite entorse.

Cependant, concernant le sujet, je constate que la médiatisation d'un fait a un effet amplificateur.

J'ai appris qu'à Amiens ça chauffait (c'est le cas de le dire) et que, comme d'habitude, les responsabilités sont rejetées de part et d'autre des protagonistes.

A considérer qu'il y a un détonateur, (Courant par ces chaleurs et en cette saison quel que soit le gouvernement, avec ou sans "Karcher") donc rien de nouveau puisque cette époque de relâchement général s'accompagne surtout d'un relâchement de la vigilance.

Mais ç'à n'explique pas tout.

emeutesIl y a deux courants.

Le premier c'est ce que j'entends depuis des décennies, "l'intégration" et la manière d'intégrer des gens.

Il n'y a pas besoin d'être devin pour cerner les auteurs potentiels de ce genre de spectacle, c'est ce qu'on voit souvent dans les journaux, télévisés, Internet ou papier.

Mais plus souvent ailleurs, je n'irais pas plus loin dans le déroulement de ma déduction pour ne pas faire d'amalgame de situation et de personnages.

Accueillir les gens pour les aider, c'est bien.

Accueillir des réfugiés qui fuient leurs pays en guerre, c'est humanitaire sauf que je me pose la question de savoir si un "patriote", au sens pur du terme, est plus enclin à fuir son pays qu'à défendre les causes qui alimentent les guerres qui ravagent son pays surtout quand elles sont "civiles".

Si tous les pays, subitement, se retrouvaient en guerre, cette attitude laisserait penser qu'il y aurait plus de monde sur les océans, à attendre que ça se passe, qu'à terre où il y a à faire.

Beaucoup de ces jeunes sont nés en France et la majorité n'a jamais connu le pays de ses origines en dehors de la culture qui se transmet naturellement de génération en génération.

J'ai déjà mis, dans d'autres de mes pages sur des sujets approchant, que de vouloir mélanger des cultures, des cultes et des modes de vies totalement différents est une gageure.

On n'efface pas, en quelques dizaines d'années, des rites et mode de fonctionnement multimillénaires, les gènes sont toujours là pour le rappeler en précisant que les différences génétiques, ce n'est pas du racisme, c'est du réalisme.

De danser de joie sur un trophée aussi misérable qu'une voiture de police n'est pas vraiment un exploit, c'est plutôt avilissant pour les acteurs, par contre de savoir que cette image va faire le tour du monde sur pléthore chaînes de télévision est un puissant levier qu'aide, peut-être, quelques produits anabolisants que je tairais puisque dans nos pays dit civilisés nous avons aussi les nôtres mais ils sont officialisés parce que ça rapporte à l'Etat.

Certainement pour payer, en partie, la casse de ces joyeux drilles qui ne savent, à ce stade de l'excitation, plus où ils sont ni qui ils sont.

C'est l'euphorie du moment et aussi un combat pour décrocher la place de chef de bande.

Ayant conduit les trains pendant dix-neuf ans, sur Paris et sa banlieue, de nuit très souvent, je parle en connaissance de cause parce que des "incivilités", comme les nomment les bien-pensants des quartiers tranquilles et des villes de provinces où on a décroché plusieurs mandats électifs (Ça rapporte pas mal), j'en ai vu des milliers, de la petite "voyouterie" aux gars "saignés" sur les quais des gares ou dans le train.

Bien entendu, sur les dizaines de millions de voyageurs que j'ai "trimbalés", c'est un pourcentage insignifiant mais c'est celui qui a le plus d'impact et surtout un de ceux qui font et défont les partis politiques.

C'est aussi celui qui est plus ou moins orienté par d'autres partis politiques (Mon intime conviction et on a vu pire).

Bref, c'est navrant mais ça ne résout aucun problème et il est si facile de se retrancher derrière un fait banal, amplifié et soigneusement médiatisé, pour prétexter ces désordres.

Voiture en feuImages vues et revues.

Des centaines de fois, donc rien de nouveau mais excitant pour les acteurs puisque le symbole de la puissance c'est le feu. (Entre autres)

Ces acteurs, qui sont-ils ?

La plupart du temps des jeunes désoeuvrés rejetés par la société qui les entretient justement pour cette raison, c'est, encore une fois, le serpent qui se mord la queue.

Certains diront, je les entends déjà, que quand on est blanc européen, adepte d'une religion dite et qu'on a un boulot donc un statut social, c'est facile à dire.

C'est justement l'erreur et ce qui alimente les tensions entre les différentes communautés, c'est que la majorité des gens confondent racisme et phénomènes de société.

Parmi les millions de personnes que j'ai transportées, un bon pourcentage est d'origine étrangère (Bien que ce terme me déplaise c'est le plus couramment employé et le seul qui soit assimilé par "presque" tout le monde), allant au boulot le matin (Ou le soir, ça dépend du métier) et en en revenant le soir.

Donc des gens parfaitement égaux à tous les autres avec les mêmes droits et les mêmes devoirs qui, après trois heures par jour passées dans les transports, dans un confinement défiant toutes logiques sanitaires (Je suis bien placé pour le savoir), n'ont certainement pas envie d'aller faire les "cons" en pleine nuit pour bruler les maigres possessions de ceux qui ne peuvent, bien souvent, plus se permettre de les remplacer.

Donc pour punir les riches, c'est à dire la société qui les entretient vue par ces jeunes, ils accablent les plus modestes qui sont leurs voisins directs impuissants dans ces zones de non-droit protégées par diverses associations de défense rémunérées par les subsides de l'Etat par attribution de subventions associatives. (C'est plutôt amusant cette façon de "cracher" dans la soupe !)

Seulement, du fait qu'on a concentré tous ces gens en un même lieu, éloigné du centre-ville si possible, qu'ils n'ont de revenus que les aides payées par les moins pauvres mais pas plus riches (Autrement dit ceux qui bossent et payent des impôts, certains retenus à la base), ont un statut social nul.

L'accès à l'emploi (quand il y en a, ce qui devient une "denrée" rare en ce moment par fuite des patrons qui en ont ras le bol de financer les désagréments des grèves à répétition qui coulent leurs entreprises, ce que tout le monde ne peut pas comprendre) ne leur est accessible que sous certains critères qu'ils ne peuvent remplir par manque de statut social (Emploi principalement, le serpent se mord encore la queue).

Certaines associations de défense des droits de l'homme et de défense des immigrés clandestins venu chercher des droits et des papiers, font pression sur certains partis politiques pour régulariser des situations parfois scabreuses.

Ces mêmes associations savent que le nombre fera plier le droit et que la saturation engendrera une régularisation massive comme cela s'est produit en Espagne et en Italie entre autres. (On commence à voir les effets se faire sentir)

Accueillir des gens c'est bien, les assumer c'est beaucoup plus difficile, les nourrir n'est pas trop contraignant par des aides sociales que le restant du peuple finance en grondant de plus en plus ce qui défavorise d'autres partis politiques en faveurs de certains.

Leur donner du travail devient impossible puisque pour les entretenir il faut pressuriser de plus en plus les finances de ceux qui en possèdent encore et qui, inquiet de la tournure que prend leur situation, ramassent leurs billes pour aller jouer ailleurs (A l'étranger donc où la vie est moins chère, moins taxée et la main-d'oeuvre à bon marché)

Ces jeunes qui visualisent les diverses informations (Ils ont largement le temps) se sentent complètement délaissés (Ce qui est partiellement vrai) et vont chercher ce que ni le gouvernement ni les associations de défense ne peuvent leur fournir.

Quand il y a plus de demandes (Pour ceux qui les font, bien sûr) que d'offres d'emplois ça coince quelque part. (Bien qu'on nous rabâche les oreilles, à grand renfort de "scoops", que des entreprises recherchent désespérément du personnel en oubliant de spécifier qu'il doit-être hautement qualifié et présenter des garanties professionnelles)

pole-emploi-assedic-chomage 500Alors il reste le plus important employeur de France.

Celui qui clame à tout va que du personnel est à leur disposition (trop peu, ce qui est un paradoxe pour cet employeur) et répondre à leurs besoins ce qui est faux puisque rien que de passer la porte et déjà ça devient rébarbatif !

Approcher du guichet relève d'une grande patience (mais bon, quand on a rien à "foutre" ce n'est pas un obstacle) et tomber sur la bonne personne devient un exploit.

Si en plus, cette personne déshumanisé par un trop plein de misère donc déconnectée de son rôle, (Et si, j'en connais) a le coin des lèvres qui lui touchent les épaules (sourire à l'envers) et n'accorde qu'un temps très limité pour traiter un dossier, les plus motivés persistent, c'est-à-dire ceux qui ont plus intérêt à travailler qu'a être entretenu, les diplômés.

Les autres, c'est la démerde et l'argent facile de plus en plus facile à trouver de façon inversement proportionnelle aux moyens d'y faire obstacles.

Si, par chance vous tombez sur du personnel aimable et à l'écoute, beaucoup entendent mais n'écoutent pas, vous avez tous les documents à remplir pour essayer de décrocher un emploi ou une indemnité après avoir attendu trois semaines sans rien percevoir depuis l'appel téléphonique magique. (Voir "Les intouchables", très bon film récent (Mais là c'est deux ans par parodie))

Une fois les documents remplis, ce qui n'est pas trop compliqué, et les pièces jointes ce qui l'est beaucoup plus, le dossier part à l'étude.

Comme à l'heure de l'informatique l'Etat français persiste à passer par les voies de La Poste (Pas toujours navigables, grèves obligent) en supposant que vous ayez tous les documents, certains remontant à plusieurs années en arrière, ce qui est super pour qui est déjà dans la panade donc partiellement déconnecté, vous obtenez une indemnité en attendant que cet employeur sans emploi vous trouve du travail chez un qui aurait une place de libre.

Si c'est La Poste ou un employeur du service public, pas de problème, la place est pratiquement assurée et dès que vous l'aurez il y aura un syndicaliste vous pressant de faire la grève pour gagner plus en travaillant moins.

Si c'est un employeur du privé, ce qui devient de plus en plus rare, vous avez de forts risques de ne recevoir la convocation, à vous présenter immédiatement, qu'après la fin de vacance (Du terme vacation, pas des congés payés) du poste proposé et vous devrez retourner à "pôle-Emploi" déposer le justificatif de refus du poste proposé. (Je ne me rapporte pas au film, c'est une situation de vécu par des tiers très proches, ce qui, justement, est une des paraphes du film)

Par contre, entretemps, vous aurez pu obtenir une allocation pour le logement (Si vous arrivez à en trouver un), des aides pour les énergies indispensables à la vie, de nos jours, et pourrez regarder la télé en vous demandant si de trafiquer ne serait pas plus lucratif.

Donc retour à l'origine de cette page, pas de "taf", oisiveté entrainant une habitude de ne rien faire qui devient chronique et basculement dans la délinquance de banlieue pour se défouler le soir après avoir fumé un petit joint payé par quelques larcins.

D'aucuns diront ! Il est génial François IHUEL et que propose-t-il ?

Rien parce qu'il est trop tard et que la politique est obligée de courir plus vite que le cheval qui la porte, qui plus est, il faut détenir une fonction pour pouvoir agir ce qui revient à rentrer dans un système qui annihile les possibilités offertes par cette fonction. (Encore un serpent qui se mord la queue)

Mais pour combien de temps, cette fuite en avant !

D'autres diront, c'est un extrémiste qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez, ce à quoi je répondrais que ce genre de politique ne m'intéresse pas et d'avoir passé des décennies à barouder partout et dans tous les milieux j'ai une optique des choses et des problèmes autre que celle de ceux qui regardent sans voir.

En fait, dans l'Etat et l'état actuel, certaines institutions vont à contre-courant de leurs responsabilités parce qu'à la base, le système mis en place s'autodétruit de complications administratives qui vident de sa substance ce dont pourquoi elles ont été mises en place.

287584 82069039 exclusif-nouveau-logo-pole-emploi-l-1 H164Raisons pour lesquelles !!!! (Rassurez-vous on ne m'a pas "shooté" à l'hosto, c'est juste que je suis tombé sur cette image Internet et je n'ai pas résisté à la mettre)

Tous ces braves fonctionnaires sont qualifiés de "branleurs". 

Ce qui est faux, quand les bureaux sont fermés le personnel est toujours là. (A quelques exceptions près)

Ceux qui sont de l'autre côté de la porte ont donc droit à un cadeau (Fictif mais tellement réaliste, le meilleurs partenaire sans protection. MDR (Mort de rire en abrégé sur Facebook)) dont je ne préciserais pas, pour une fois, la raison. 

Mais il est vrai que pour beaucoup l'image est parlante et le comportement, ci-avant décrit, de certains "personnels" conforte cette position.

Quelqu'un qui va chercher du travail ne fait pas "la manche", ceux qui font "la manche" ne recherchent pas de boulot. 

Simplement le fait que, lorsqu'on arrive à certains guichets, le comportement et le regard au vitriol de certains personnels débordés est assez dissuasif pour qui n'est pas persévérant.

D'ailleurs, il y a quelques années, une employée de ce qui était encore l'ANPE m'a dit être désolée mais qu'il n'y avait pas assez de personnel. (Paradoxe déjà décrit)

Ce qui résume ceci (du moins de mon point de vue qu'on n'est pas obligé de partager) c'est que les responsables de la situation actuelle dans les banlieues (Entre autres) ne sont que ceux qui tentent vainement de la combattre par des moyens incompatibles avec cette situation et ce, depuis des dizaines d'années.

Bon, d'accord, ça fait un peu "remake" des actualités mais comme disait ma mère, le papier ça se laisse faire et, selon les tendances, on met dessus ce qui nous est le plus profitable.

Il en va de même pour les autres journaux, désinformation et "intox".

Comme on dit dans les gares, "merci de votre attention" pour cette page agressive.

A bientôt, pour le deuxième courant.

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