Avant, c'était bien !

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74433 430973163656632 1909205642 nGrande Rue ou Grande gargouille. Photo empruntée à Bruno Joseph de Briançon (Facebook)   

 

J'estime qu'elle doit dater de 1910/1920, les vêtements sont de cette époque.


A l'évidence les dégradations étaient aussi monnaie courante, c'est l'inconvénient des villes et villages de haute montagne très malmenés par les conditions climatiques.


Les matériaux n'avaient rien de comparable avec ceux de maintenant et les services techniques de l'époque (Cantonniers) n'étaient pas aussi sophistiqués.


L'évolution est passée par là ce qui rend bien plus habitable et agréable cette vieille ville pas encore baptisée "Cité Vauban" à l'époque.


Porte-de-Pignerol.jpgPorte de Pignerol. Photo empruntée à Bruno Joseph de Briançon (Facebook)


Le "pontet" d'accès n'était pas encore ovalisé. (Refait ces derniers temps, ce que je dénonçais depuis plusieurs années)


La porte Dauphine n'existait pas encore, elle fut percée en 1933, les véhicules devenant plus important et surtout la transition chevaux animaux vers chevaux vapeur.


L'évolution, toujours, permet de modifier la façon de vivre et de fonctionner.


Est-ce un bien ? Certainement, on ne peut végéter dans le passé, sauf nostalgie inapplicable je vois mal les gens d'aujourd'hui fonctionner comme ceux d'hier.


Toutefois il faut être dans le contexte pour pouvoir faire la différence, mieux vivre ce n'est pas explicitement disposer de tout le confort moderne.


4cv 1950Moins loin dans le temps.


Ce fut ma première voiture bien à moi. (1971)


Bien avant d'avoir mon permis de conduire, dans les années 1966/67, je conduisais une Deux-Chevaux dans les chemins des bois et des prés, entrainé par une bonne maitrise du véhicule j'ai commencé à aller sur la route.


Je me suis fait "piquer" par les gendarmes sur la nationale 7 à hauteur d'Orly et le tribunal m'a condamné à un an de suspension de permis que je n'avais pas encore. Ce qui fait que quand je l'ai obtenu, en 1968, je l'ai directement remis aux autorités pour me plier aux décisions du tribunal et pour la durée de la suspension.


Je n'en suis pas devenu délinquant pour autant.


Cette époque assez "cool" m'a laissé un bon souvenir, il n'y avait pas les colossales contraintes d'aujourd'hui, il n'y avait que 40 000 000 d'habitants dont plus de la moitié en zone rurale et seulement un quart du parc automobile de maintenant.


La vitesse n'était pas limitée, la Seine-et-Oise existait encore. Remplacée en 1968 par l'Essonne, les Yvelines (qui a gardé le numéro 78) et le Val-d'Oise.


Le Val-de-Marne et les Hauts-de-Seine ainsi que la Seine-Saint-Denis ont remplacé la Seine. (75 dédié uniquement à la ville de Paris)


On ne parlait pas politique comme aujourd'hui, le contexte était totalement différent, l'unité était bien présente même entre partis différents devant les gros problèmes, De Gaulle a créé un gouvernement hétérogène pour la reconstruction du pays partiellement détruit par la guerre (Bombardements, des alliés en presque totalité (Une revanche anglaise supposée, mais c'est une autre histoire de l'époque)) ne permettait pas de s'attribuer, comme aujourd'hui, les responsabilités ou autres "réussites" dans la plupart des domaines.


Le parti communiste, puissant, avait encore une légitimité visible.


Pas de télévision (Du moins très peu et inaccessibles aux ménages moyens), les balbutiements de l'aviation à réaction, les trains à vapeur dominaient encore sur nos lignes ferroviaires, quelques amorces d'autoroute (70 km en 1960 autour de Paris), pas de machine à laver le linge, ni réfrigérateur pour chaque ménage ni !!! Etc. Etc.


Bref une vie qui conduirait au suicide la plus modeste ménagère de maintenant.


2013-11-30 1375Renault de 1952.


Petit camion 1000 kg (Ce n'est pas le poids c'est la charge autorisée) très utilisé après guerre je ne pensais pas en trouver encore un en circulation, immatriculé récemment donc en parfait état de marche.


2013-11-30 1374Ça existe encore.


Les anciens panneaux "STOP" avant la normalisation.


NORMALISATION !


Cette foutue manie de vouloir mettre tout et tout le monde sur la même ligne, créer un moule non pas adapté à chacun mais fait pour que chacun s'y adapte afin de réduire chacun à devenir tout le monde sur le même modèle.


La normalisation tue la société, de vouloir trop en faire est néfaste, le mieux est l'ennemi du bien, la société actuelle se militarise civilement de se plier à la norme, celle qui est dictée par l'argent puisque c'est de ça qu'il s'agit.


La norme dégrade la société, détruit l'instruction, ferme les entreprises, abétifie l'humain à le rendre plus docile qu'un mouton.


Ceux qui s'exonèrent du moule deviennent des "parias", considérés racistes ou fascistes, ils sont montrés du doigt de ne pas vouloir se faire laminer par le système, ils gênent le pouvoir en place et l'empêche de nous écraser comme il l'entend.


Parmi ces parias il y a différentes couches de la société, différents corps de métier, une vague de contestation que rien n'arrêtera si ce n'est un relâchement de la pression de l'Etat. (Trop tard d'ailleurs on a franchi la ligne rouge)


Une machine à fabriquer des conflits, gérée par des dirigeants garants des institutions élus pour que, justement, il n'y ait pas de conflit. (Paradoxes)


Le peuple s'y perd, il ne comprend plus, la confiance donnée se retourne contre lui à son désavantage, l'espoir dans une aube nouvelle a disparu, le soleil ne se lève plus à l'Est mais à L'Ouest, on se marche sur la tête. 


Tout s'emballe, plus personne ne semble pouvoir enrayer cette dérive qui augmente de jour en jour.


Et avant alors ??


Avant, les autorités écoutaient le peuple, avant le peuple était moins exigeant, avant la technologie n'avait pas remplacé la raison, avant les finances étaient communes dans l'intérêt du peuple, avant il ne fallait pas "sortir de la route" en toute impunité, avant les hommes politiques n'étaient pas corrompus ni richissimes (Proportionnellement au commun du peuple bien sûr), avant il n'y avait pas 23 partis ou mouvements politiques, mais c'était avant.


Avant quoi ???


Avant l'Europe, cette Europe de technocrates qui ont confondu échanges communautaires et profits de castes.


Avant, il y avait les colonies françaises, ces dernières ont retrouvé leur autonomie mais pour garder la couleur locale on importe massivement ces gens des colonies disparues, ceux qui voulaient leur indépendance mais qui trouvent quand même que chez nous la soupe est nettement meilleure.


C'est une inversion de la colonisation. (Ce n'est pas moi qui le dit ce sont certains médias plus informés que d'autres, locaux, sur les choses de la vie)


Avant, les candidats aux élections étaient solidaires de la population qu'ils entendaient se rallier, pas pour "briller" ni parader mais pour travailler. (Ce sera une prochaine page)


La vie courante des années 1945 / 1968 était plus difficile financièrement que celle d'aujourd'hui mais paradoxalement les gens vivaient mieux.


Pas dans l'aisance et le confort ultra-moderne, certes non, mais dans la simplicité de ne se contenter que de ce qu'il y avait, les sociétés de crédits, qui existaient déjà alors, (Banques) ne finançaient pas encore le quotidien des gens, pas de budget vacances ni budgets loisirs, très peu de dépenses liées au superflu, la presque totalité des finances d'un ménage passait dans l'indispensable mais il n'y avait pas l'endettement ni le surendettement.


Mes salaires, "petits", etaient payés à la semaine en liquidité tous les vendredis soir, après le boulot et après avoir "pointé" et pas sur le temps de travail. 


une-ancienne-pointeuse.jpgPointeuses : machines électriques ou manuelles pour afficher l'heure de prise de fonction sur une cartonnette ainsi que la fin de la journée, on était payé à l'heure et tous retards décomptaient une heure entière, même pour cinq minutes, une très bonne école de la ponctualité


Les ménages n'ont commencé vraiment à connaitre les banques qu'après les accords de Matignon en 1968, l'obligation pour les employeurs de verser les salaires sur des comptes (1971) est le détonateur de l'explosion de la finance de masse.


De là se créent les sociétés de crédit, certaines à des taux d'usure exorbitants mais dissimulés sous couvert de taux annuels progressifs, la majorité des gens se font avoir. (SOFINCO, CETELEM, COFIDIS entre autres)


Le confort des années 1950 / 1960.


Rien de comparable à aujourd'hui, une autre époque, un autre monde.


RONIS-Willy-2818-Vendeur-de-pains-de-glace-1949.jpgFrigo hebdomadaire.


Les glaciers (Pas ceux qui font des glaces à sucer, ceux qui fabriquaient des pains de glace) livraient les gens à la demande, un pain de glace de 30 litres (28 kg) coutait 100 sous, 5 francs de l'époque ou 0,05 nouveau francs ou 0,008 centimes d'Euro. C'est mon frère aîné Michel qui se chargeait de la corvée.


Deux fois la semaine l'hiver trois fois l'été, placé dans la glacière il tenait assez longtemps pour tenir au frais les denrées sensibles (Beurre, lait, yaourts, etc.)


Glaciere-GEM-1950-avant-restaurationDans ce genre là.


On ne conservait que rarement la viande achetée à la boucherie du coin (Nombreuses, ça s'est perdu) ou au marché quand on pouvait acheter de la viande, en moyenne deux fois par semaine, le jeudi jour de congé scolaire et le dimanche.


La consommation de poisson dominait à la maison (Morue salée et séchée essentiellement), le poulet du dimanche, qui était encore presque un luxe, coutait encore cher, à cette époque ils n'étaient pas élevés à 30 au mètre carré sans voir le jour de toute leur très courte vie.


Il n'existait pas de salle de bain pour le commun du peuple, la toilette se faisait dans l'évier de la cuisine à l'eau réchauffée sur la cuisinière à charbon ou au gaz de ville, rinçage à froid été comme hiver.


$(KGrHqNHJFYFG99q-4lfBR1YF)4MuQ~~60 12Tout nu là-dedans. (Etant gosse bien sûr)


Lessiveuse pour la grande toilette, deux fois la semaine, également le jeudi et le dimanche jours de congé scolaire et avec de vraies éponges de mer.


C'est aussi cette lessiveuse qui servait à réceptionner la glace livrée deux fois la semaine, on la laissait devant la maison avec les sous dedans (À l'époque il n'y avait pas le vol "institutionnel" de maintenant) le glacier prenait ses sous et laissait le pain de glace dans la lessiveuse.


Il fallait le tailler en plusieurs morceaux pour les installer dans la glacière, pas trop petits pour qu'ils ne fondent pas trop vite mais suffisamment pour les rentrer à la dimension.


Les douches c'était à l'école, collectives, ont se lavait à une quinzaine sous les pommeaux installés aux tuyaux qui couraient au plafond, une minute pour se mouiller, on se savonne et on se frotte, puis une minute pour le rinçage.


Après inspection des cheveux avant le rhabillage (A cause des totos (Poux), à peu près la seule chose partagée à l'école qu'on a gardé de cette époque)


les-lessiveusesTriple fonction.


Pour les pains de glace, la toilette et la lessive.


La lessive c'était une fois par semaine, sur un bruleur à gaz, un champignon métallique pour faire remonter l'eau bouillante sur le linge qu'il fallait brasser à l'aide d'un bâton. (Les fringues en synthétique n'existait pas)


Les mères de famille n'avaient pas le temps de s'ennuyer, entre les courses le ménage et les lessives il fallait s'occuper des gosses.


A cette époque très peu de femmes travaillaient dehors, elles n'en auraient pas eut le temps.


Le salaire du père et les allocations familiales permettaient de boucler les mois. (Qui finissaient souvent vers le 20/25) après on bouffait des patates, du tapioca à l'eau (Très épais beurkkk) ou des pâtes. J'ai survécu ouf !


C'était bien ?


Non, pas tout à fait, ce n'était pas de tout repos pour les mères au foyer mais il n'y avait pas le stress de la vie trépidante et corrompue d'aujourd'hui, par contre on vivait mieux en société, tout le monde parlait à tout le monde et les veillées de presque tous les soirs permettaient de raconter les petites histoires et les nouvelles du jour, les médias ont pris la relève.


Ce qu'on considérait du moyen-âge, à cette époque, est la même différence que ce qu'on vivait vu par les gamins d'aujourd'hui. (Sauf dans certaines campagnes encore presque intactes des méfaits de la télévision intensive, Cantal, Lozère, et autres du centre de la France surtout)

 

Mais c'est intéressant, de pouvoir avoir assez de recul pour faire la part des choses c'est autrement plus instructif que de juger une situation récente sans même la connaitre.


c2a9-doisneau-enfants-aux-patins-c3a0-roulettes-c3a0-menilm.pngSi je devais donner un avis je dirais que j'ai eu une meilleure enfance (Malgré les privations) à cette époque que les gamins du même âge à l'actuelle.


54P1380806.JPGJe parle bien entendu de la période enfantine, ma période jeune se sera une des prochaines pages.


Il est bien, pour un candidat, de se faire connaitre, non à travers des suppositions ou des racontars mais par un vécu totalement différent pour faire la comparaison.


Ce n'est pas pour autant qu'il faut revenir à ces années passées, ce qui est passé est passé mais c'est un bon repère pour déterminer ce qui sera par rapport à ce qui est. Là, j'ai un peu peur de l'avenir. 


A bientôt pour une suite.   

                      

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