Police, magistrature et politique.

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Reçu d'une institution à laquelle j'adhère, à méditer et à diffuser largement.


Chers amis,

Le policier qui a neutralisé dimanche dernier le braqueur en cavale Amine Bentounsi a été MIS EN EXAMEN POUR HOMICIDE VOLONTAIRE.

Ce père de famille a été suspendu de ses fonctions, et son salaire risque d'être divisé par deux.

C'est ce que nous redoutions. Mais jusqu'au bout, nous avons voulu croire que la Justice n'allait pas oser le faire.

Et voilà que si !!

Mais savez-vous exactement qui était Amine Bentounsi ???

Voici son portrait, publié dans le journal Le Parisien le 27 avril 2012 :

« A 13 ans, Amine Bentounsi était le plus jeune incarcéré de France, après avoir multiplié des vols avec violence. Sa vie n'aura été qu'une succession d'allers-retours en prison. En septembre 1994, notre édition Seine-et-Marne du Parisien titrait « La terreur du quartier n'a que 12 ans ». Il avait alors déjà cambriolé les locaux de l'Opac - l'office HLM -, volé des voitures, agressé deux employées d'un centre social, battu une voisine avec un cric pour lui voler son magnétoscope. (...)

« Il était ingérable, se souvient un animateur. (...) Une fois, il a volé le scooter d'un collègue et a tourné en furie quand on est venu le récupérer. » Une enseignante du quartier se rappelle qu'Amine avait été renvoyé en Algérie, chez sa grand-mère, pour calmer sa dérive : « Il était revenu après avoir brûlé sa maison, ses parents n'ont jamais pu le remettre sur le droit chemin. »

« A 19 ans, Amine escalade à la corde la façade du bâtiment Bleuet, à Collinet, pour braquer le siège de l'Opac. (...) La cour d'assises lui inflige dix ans d'interdiction de séjour à Meaux et quatre mois de prison. Quelques mois plus tard, en octobre 2001, il participe au spectaculaire braquage de la poste de Collinet, qui s'est soldé par une fusillade sur des policiers, au milieu des passants. (...)

« En août 2005, il a braqué avec deux complices le magasin Champion de Saint-Pathus, avec séquestration d'employés. Ce sera sa plus lourde condamnation : dix ans de réclusion, prononcés en 2007. (« Amine était une tête brûlée, un manipulateur », Le Parisien du 27 avril 2012).

C'est donc cet individu ultra-dangereux qui s'est retrouvé face à des policiers, un revolver chargé à la main, dimanche dernier.

Le journal Ouest-France raconte :

« Amine Bentounsi, se serait retranché entre deux voitures avant de braquer un revolver à 6 coups de calibre 35 en direction du policier à pied. Ce dernier aurait fait usage de son arme à quatre reprises en situation de légitime défense, selon lui. L'arme de la victime a été retrouvée avec le barillet plein. »

Et pourtant, un juge a décidé de le poursuivre pour HOMICIDE VOLONTAIRE.

Alors que les premières enquêtes indiquent que la balle a ricoché, et que c'est donc la raison pour laquelle le voyou a été touché dans le dos. Le policier ne lui aurait jamais tiré dans le dos ; selon son avocat.

Cette décision de Justice vous vise personnellement, ainsi que moi-même, et tous nos concitoyens.

En effet, poursuivre les policiers qui ne font que leur travail et se défendent en essayant d'arrêter les délinquants dangereux, est une atteinte directe à notre droit le plus fondamental :

Celui de vivre sans être menacé par des malfaiteurs, et d'être protégé par les forces de l'ordre !!

Mais ce que beaucoup de Français ignorent, c'est qu'une minorité active de magistrats a décidé de prendre parti pour les criminels contre les forces de l'ordre chaque fois que cela leur est possible.

Ils multiplient les remises en liberté de récidivistes, au point d'exaspérer la police et de faire peser une terrible menace sur tous les citoyens.

En revanche, ces mêmes magistrats poursuivent impitoyablement les gendarmes et policiers qui s'avisent de faire leur travail !

le 30 septembre 2009, un magistrat met en examen un policier qui avait tiré au flash ball sur un manifestant qui lui lançait des pavés, à Montreuil (Seine-Saint-Denis) ;
le 4 mai 2010, un magistrat met en examen et incarcère un policier qui avait assommé un délinquant en essayant de faire cesser une bagarre entre deux bandes de jeunes d'une cité de Chambéry. Et comme ce délinquant avait 3,57 grammes d'alcool dans le sang, le policier est poursuivi pour « violence volontaire sur personne vulnérable », ce qui lui fait encourir 10 ans de prison !
le 19 septembre 2010, un magistrat de Montpellier a mis en examen un policier de la brigade anti-criminalité pour violence avec arme. Le policier s'était défendu contre un homme qui l'avait sauvagement agressé dans un parking souterrain, après avoir été surpris en train de crever les pneus d'une voiture. L'individu « de forte corpulence, a sorti un couteau et tenté d'atteindre mon collègue au thorax » a précisé un autre policier présent sur les lieux. Mais pour le juge, pas de doute, c'est le policier qui était dans son tort !!
C'est d'autant plus intolérable que, à l'inverse, les criminels qui agressent les policiers bénéficient souvent d'une scandaleuse impunité :

le 13 août 2010, des repris de justice essayent de tuer un policier à coups de marteau sur la tête, aux Tarterêts. Par chance, ils sont arrêtés. Mais le tribunal décide de les remettre en liberté, sans avoir passé un seul jour en prison ;
le 27 août, des policiers frappent à la porte d'un délinquant notoire, Samir Démiri. Celui-ci les laisse entrer, puis sort soudain un couteau de cuisine qu'il applique sous la gorge d'une policière. Ses collègues parviennent à la protéger et à neutraliser Samir. « Rien ne prouve qu'il a utilisé son couteau avec l'intention de porter un coup », plaide son avocat au tribunal. Un argument qui suffira pour convaincre le tribunal de ne l'envoyer en prison que quelques mois !!
Le 12 août, à Perpignan, trois jeunes ont tabassé des policiers. Le juge les a libérés sans amende, ni dommages intérêts, et sans passer une seule minute en prison !
Résultat, les délinquants hésitent de moins en moins à agresser physiquement les forces de l'ordre :

En 2011, 14 policiers et gendarmes sont morts dans l'exercice de leurs fonctions. Dans le même temps, plus de 10.000 ont été blessés !!

Alors vraiment, j'espère que vous n'allez pas hésiter une seconde pour transmettre ce message partout autour de vous.

Tous les jours, certains magistrats remettent en liberté des délinquants et des criminels dangereux sous prétexte que ceux-ci présenteraient « toutes les garanties de réinsertion ».

Et tous les jours, ces mêmes délinquants et criminels récidivent !

Le 28 février 2012, un homme a été condamné pour la 48e fois, pour vol. Son avocate a demandé la non-application de la peine plancher prévue pour les récidivistes. Une demande immédiatement accordée par le juge ;
Le 30 mars 2012, un homme qui avait été condamné à la perpétuité pour meurtre, et qui était sorti au bout de 17 ans (comme c'est en général le cas), a été arrêté après avoir dévalisé une maison. Le procureur a requis 4 mois de prison ferme. Le tribunal a jugé que c'était encore trop, et l'a condamné à 4 mois de bracelet électronique !
L'assassin de Laetitia Perrais, à Nantes, était un récidiviste qui avait été condamné 15 fois par la Justice, dont deux fois en Cour d'assises, mais qui était totalement libre à 31 ans.

Mais bien entendu, ce n'est jamais la faute de la Justice. Et la minorité active de magistrats laxistes n'est jamais inquiétée.

Dans le cas d'Amine Bentounsi, personne n'a eu l'idée de demander des comptes au juge qui avait laissé sortir un voyou aussi dangereux, pourtant condamné à dix ans de prison en 2007.

En revanche, les syndicats de magistrat trouvent parfaitement normal de mettre en examen le policier qui a risqué sa vie pour le rattraper !!

Vraiment, la coupe est pleine.

C'est pourquoi j'espère que vous allez faire circuler ce message dans tout le pays.
Il est urgent de faire cesser cette dérive perpétrée par une minorité active de magistrats qui appartiennent au « syndicat de la magistrature » (syndicat minoritaire mais très influent).

Au tribunal de Bobigny, où le syndicat de la magistrature est notoirement puissant, le taux de peines plancher fermes pour les récidivistes est de... 2 %, dix fois moins que dans le reste de la France !!!

Et vendredi, la dérive des militants du syndicat de la magistrature vient de franchir un cap intolérable. 

Dans un communiqué de presse, le syndicat de la magistrature a appelé officiellement à soutenir un candidat contre un autre (en l'occurrence François Hollande contre Nicolas Sarkozy).

Cette prise de position politique de juges censés être « indépendants » est inouïe. Du jamais vu en démocratie.

Tout cela parce que François Hollande a promis de supprimer deux lois auxquelles le syndicat de la magistrature s'était violemment opposé (parlant de loi « ignominieuses »):

La loi sur les peines plancher, qui imposait des peines minimales aux multi-récidivistes, votée en 2007
La loi sur la rétention de sûreté, qui visait à neutraliser après leur peine les criminels sexuels les plus dangereux, votée en 2008
Tout cela, aussi, parce que Nicolas Sarkozy a fait des engagements que le syndicat de la magistrature juge « populistes » : la construction de 24 000 nouvelles places dans les prisons, et la possibilité pour les victimes de faire appel des jugements (un droit réservé aujourd'hui aux condamnés et au parquet).

Mais peut-on accepter qu'un syndicat de magistrats politisés essaie aujourd'hui de peser sur l'élection présidentielle ? 

Le pire, c'est que le nom de « syndicat de la magistrature » risque d'induire en erreur les citoyens qui pourraient penser de bonne foi que c'est le syndicat modéré et majoritaire ! 
C'est pourquoi, aujourd'hui, à quelques jours du scrutin, il est de notre devoir à tous d'informer les citoyens sur la réalité de leur action.

Les électeurs doivent pouvoir choisir leur vote dimanche en toute connaissance de cause.

Vous et moi sommes parfaitement capables d'informer des millions de nos concitoyens. Notre dernière campagne a réuni près de deux millions de personnes.

Votre mobilisation est donc efficace pour faire changer les choses, à partir du moment où nous parvenons à être assez nombreux.

Un grand merci d'avance, au nom de toutes les victimes que votre action permettra d'épargner, et pour tous les gendarmes et policiers courageux, qui sont injustement traînés devant les tribunaux.

Laurence Havel
Institut pour la Justice


PS : que des juges poursuivent les policiers devant les tribunaux dès que ceux-ci font usage de leur arme, y compris pour se défendre, n'est pas « seulement » une scandaleuse injustice à leur égard.

C'est aussi une grave menace contre vous : car cela encourage les autres policiers à fermer les yeux, ou à arriver « trop tard » quand on les appelle pour une agression.

Ce n'est pas de la paranoïa. Le 14 octobre dernier, une jeune policière avait été tuée à coups de sabre par un forcené à Bourges (Cher).

« A l'époque, les collègues n'avaient pas su comment réagir. Ils n'avaient pas osé sortir leur arme », ont expliqué deux officiers. « On a tous la crainte de se retrouver dans la situation de notre collègue », selon Christophe Carrez, représentant départemental Unité-SGP-FO.

Cette affaire nous concerne donc tous directement. Merci de participer le plus rapidement possible. Plus nous laisserons faire, moins nous avons de chances d'être bien protégés le jour où nous serons nous aussi victimes d'un délinquant ou d'un criminel.

PS 2 : pour voir la dernière vidéo de l'Institut pour la Justice, cliquez ici :www.rassemblementjustice2012.fr/bilan/




Institut pour la Justice - 140 bis, rue de Rennes - 75006 Paris
www.institutpourlajustice.com - www.publications-justice.fr
www.rassemblementjustice2012.f r
Urgent : nouveau message de Joël Censier, 30 ans de police à son actif, père de Jeremy assassiné en 2009.

 

Partant de ce fait, que je tenais absolument à diffuser, je vais faire une page politico-juridique avant deuxième tour.

Il serait bien séant que nos futurs ministres, surtout ceux (ou celles) de la Justice et de l'Intérieur, deviennent beaucoup plus attentifs que jusqu'à maintenant à la demande des français.

Je vais aborder deux grands sujets :

Le premier celui de la Police ou/et de la Gendarmerie.

Ces fonctionnaires de l'état sont embauchés sous condition de critères bien spécifiques, ce ne sont pas, contrairement aux wagons de conneries que j'entends, des réfugiés du système éducatif.

S'il n'est pas nécessaire d'avoir un BAC plus cinq pour entrer dans la police et la Gendarmerie, il ne faut pas non plus être démuni d'une éducation ayant abouti à l'obtention d'un diplôme, au minimum un BEP pour un début de carrière suivi d'un enseignement interne que pas mal ne peuvent suivre, donc non admis.

Le travail de la Police et de la Gendarmerie ce n'est pas la fonction de base qu'on a un peu trop tendance à leur attribuer.

Bien sûr, ces fonctions de base font partie de leur spécificité, et heureusement d'ailleurs puisque ce n'est pas permis à tout le monde de constater une situation sans y réfléchir, mettre un PV (En dehors du stationnement) dépend avant tout du comportement et de l'état (Physique, bien sûr, il ne s'agit pas, là, d'une appartenance à une nationalité ou à une ethnie) du contrevenant.

Si nous prenons le basique ; Un automobiliste qui se voit intimer l'ordre de se garer sur signe d'un agent de la force publique, rien ne permet au fonctionnaire de deviner qui il stoppe et il suit les ordres donnés pour la mission qui lui a été confiée.

La plupart du temps, contrôle des papiers du véhicule ou test d'alcoolémie.

L'analyse de l'agent commence au moment où le chauffeur prend contact avec lui.

Les agents de la force publique sont formés à l'étude (Basique mais indispensable bien sûr) comportementale d'un individu, la situation psychologique et pédagogique est donc déterminante.

Dans la plupart des cas tout se passe très bien si l'interpelé n'a rien se reprocher et ne voit pas dans ces contrôles une répression, mais un acte civique de l'institution visant à sécuriser la société.

C'est la raison pour laquelle je m'insurge vivement à l'encontre de tous ces "corniauds" qui font des appels de phares aux autres automobilistes qui viennent en face pour leur signaler un barrage ou un contrôle de routine.

A la limite, ces "corniauds" devraient être sanctionnés pour acte d'incivilité.

Je ne vais pas revenir sur ce que j'ai déjà écrit et diffusé à plusieurs reprises. (Voir une de mes pages "Alertes Appels de Phares" dernière diffusion le 28 décembre 2011)

Il y a donc les violeurs potentiels ou étant déjà passé à l'acte (Fouille de coffre permettant de retrouver un enfant kidnappé) par exemple, les meurtriers et les assassins en cavale, les repris de Justice évadés, les délinquants (avant on disait "gangsters) en passe de commettre un mauvais coup et/ou transportant des armes ou de la drogue qui détruit nos enfants à la sortie des collèges et lycées.

Si le contrevenant n'a pas la conscience tranquille il sera vite repéré et soumis à un examen plus poussé de sa situation, physique ou administrative.

C'est une logique sécuritaire de base qui vise à la protection des citoyens et de leurs biens.

Maintenant, celui qui joue et se fait pincer sait très bien quelles règles s'appliquent et ne doit pas en déduire un ciblage ou autres actes à son encontre.

Il est fort probable que beaucoup de contrevenants sont passés à travers des barrages et contrôles grâce à ces appels de phares d'imbéciles n'ayant peut-être pas, eux, la conscience tranquille.

Mais passons ce sujet très connu.

Quand un Etat possède des institutions que la constitution a mis en place c'est pour régir une société afin que cette dernière fonctionne dans l'intérêt des citoyens, pas le contraire comme j'entends parfois.

Bien que notre constitution actuelle date du 4 Octobre 1958, élaborée par Charles DE GAULLE et adoptée le 28 septembre 1958, elle a été remaniée 24 fois et certaines réformes l'ont mise au "gout du jour".

Les Lois sont votées à la majorité des voix par référendum à l'Assemblée Nationale et ratifiées par le Sénat. 577 Députés et 348 Sénateurs.

Donc des éléments importants de notre société auxquels nous devons nous plier.

C'est aussi nous qui votons indirectement nos lois en élisant les gens qui vont le faire pour nous, donc le vote d'un citoyen ce n'est pas seulement d'élire quelqu'un qui a une bonne tête ou qui parle bien, il faut aussi qu'il soit instruit et efficace par des études poussées. Rares sont les autodidactes qui sont arrivés au pouvoir sans ces bagages. (Mr Pierre Bérégovoy par exemple, bref Premier Ministre de Mr François Mitterrand, pas même un an chef du gouvernement) 

Mais, revenons à la police.

Depuis quelques années, la population, du moins une partie, a une fâcheuse tendance à inverser les rôles en attribuant à la police tous les maux de la société, c'est à dire un "défouloir" sur une autorité de peur que l'adversité ne se montre agressive.

Je résume : La vindicte ciblée à l'encontre des autorités policières fait le jeu des inciviques et des loubards en tous genres. Cette vindicte leur rend service puisque c'est l'objectif de ces derniers de détourner sur l'autorité de l'Etat la colère du peuple.

Il est absolument anormal que les représentants de l'ordre aient la crainte d'aller dans certaines citées ou d'interpeller un individu dangereux sans en subir les foudres de ceux qu'ils sont venu protéger.

Ces situations paradoxales ont pris de l'ampleur dès la création de certaines associations et mouvements divers, il y a une trentaines d'années, qui, à l'origine, se voulaient protecteurs de certaines dispositions qui les avantageaient.

Maintenant, le cycle infernal s'est emballé et il est indispensable d'avoir des responsables politiques qui soient fermes et déterminés pour redresser la barre.

La Gendarmerie est plus crainte de par son statut différent de celui de la Police, toutefois, l'explosion de la délinquance et la banalisation complaisante des ghettos regorgeant d'armes est devenue un fléau qu'il va bien falloir arrêter ou alors le pays va devenir ce que sont devenus les USA.

Le permis de "tuer" qu'on reproche aux forces de l'ordre semble être acquit à la criminalité. Mais où est l'application des lois ?

Dans le deuxième volet, la magistrature.

La police arrête et les magistrats relâchent (Presque toujours le procureur de service), ce qui créé un sentiment d'impuissance de la police et un désaveu de la Justice

Les magistrats, qui ne sont pas des imbéciles et qui sont débordés de travail et de dossiers, n'ont pas la possibilité de faire appliquer les Lois dans un contexte serein.

Les audiences, dans les tribunaux, sont surchargées de cas à traiter et les jugements risquent d'en pâtir.

Une décision de Justice est l'état d'un dossier, étudié par les magistrats et fournis par les autorités d'une part et les Avocats d'autre part.

La Justice se donne un délai d'environ deux mois pour rendre une ordonnance de décision sauf aux assises.

Personnellement, j'ai assisté à un jugement en Correctionnelle en Juin 1999, il s'agissait du braquage avec violence d'une station-service dans l'Yonne.

Le prévenu s'est présenté libre sans Avocat, le président du tribunal en a désigné un d'office qui n'a eu qu'une demi-heure pour entendre l'accusé et essayer de monter une défense à présenter à la barre, c'est à dire une presque parodie de Justice.

L'accusé, dont je tairais les origines et la situation civique, est venu avec du "renfort" au tribunal, le chahut généré par ces renforts a déstabilisé le magistrat qui a rendu un verdict totalement incompatible à la sanction que les faits prouvaient.

J'ai eu, devant mes yeux, un magistrat "tétanisé" par la trouille, il a relaxé l'accusé sous ces pressions hurlantes et vindicatives.

Ce n'était qu'un petit tribunal de province, le magistrat connu de tous y compris son adresse, on peut comprendre sa position pour le moins très inconfortable, mais ça dénote bien le climat dans lequel travaillent les magistrats.

Je peux prouver ce que j'avance dans ces dernières lignes.

Alors la situation de la France en est là, il n'y a pas d'homme politique qui ne puisse s'atteler à une réforme sans être critiqué ou désavoué par ceux qui en tirent profit.

Il n'y a pas d'homme politique qui puisse travailler correctement sans que la partie adverse (Politique) ne trouve un moyen de le contredire ou le "vouer aux gémonies".

Non parce qu'il a tort ou serait dans l'erreur, mais pour essayer de prouver qu'il est incompétent, le but n'étant que de purement et simplement prendre sa place sans pour autant en avoir les compétences. (Ce n'est pas spécifique aux actuelles élections, c'est à chaque élection)

Ce scénario classique et multi centenaire s'applique dans tous les domaines.

C'est ce que ne peut analyser un peuple trop occupé à ses petits problèmes personnels.

C'est d'ailleurs ce qui fait la particularité des partis politiques, le chef d'un parti s'arrangeant pour avoir, de son côté, le maximum de gens auxquels il "passe la pommade".

La réaction sociétaire d'un homme dépend avant tout de sa condition de vie et de son environnement, les politiques l'ont bien compris et ça fait partie de l'instruction dispensée par l'ENA (Ecole Nationale d'Administration)

Il faut être un bon rhéteur et un bon théologien quand la ligne de conduite ne s'embarrasse pas de l'avis des autres.

Alors, élire un (ou une) représentant du peuple n'est pas chose facile pour la majorité d'un peuple qui ne connaît de la politique que son porte-monnaie et ses conditions de vie personnelles environnementales immédiates.

Ce que ne savent pas énormément de gens, c'est que la politique du porte-monnaie personnel passe par la politique internationale dans un contexte planétaire actuel.

Il ne suffit pas de promettre un SMIC à 1700 Euros (Sans nommer quiconque, juste pour l'exemple) sans se demander où aller chercher les moyens de subvenir à cette augmentation massive de finances à dispenser au peuple.

Parce que si un Smicard sans qualification gagne autant, voire plus, qu'un ouvrier qualifié ayant trente ans de métier ce dernier va monter aux créneaux et exiger la revalorisation de ses compétences fonction de l'échelle des valeurs.

Là, ce sont des dizaines de milliards d'Euros qui sont en jeu.

Le futur ministre des finances en ferait des cauchemars s'il tient le choc.

Il serait plus raisonnable de revoir l'échelle des taxes afin de relancer un pouvoir d'achat moribond sans grever les budgets tout juste à l'équilibre (Des fois en-dessous) d'une grande partie du patronat. (Qui ne sont pas forcément les grandes fortunes)

Il y a quelques inconscients qui m'ont déjà dit "pas besoins de patrons" ! Mais qui payent alors leur salaire ?

Maintenant, il y a aussi l'effet inverse, certains patrons qui ne respectent pas les règles et profitent des salariés de façon éhontée.

C'est le rôle des syndicats que d'arbitrer ce qui devrait être et ce qui est.

Comme la magistrature, c'est une balance qui doit garder son fléau le plus verticalement possible.

En conclusion :

J'ai eu quelques hésitations pour le vote du premier tour, pour le second tour le choix est cornélien mais il y a la sauvegarde des finances européennes qui sont déterminantes pour les finances de la France.

D'un côté un homme qui n'a pas encore montré, dans quel que ministère que ce soit, ses capacités de gestionnaire mais semblant déterminé et de l'autre côté un homme qui a une longue expérience politique et une gestion financière solide.

Le "hic" c'est que ce dernier a déçu par plusieurs erreurs que ne lui pardonnent pas les français, raisons de ce battage médiatique lamentable entre deux tours et volonté affichée de le "fouttre" dehors.

Que va-t-on perdre et que va-t-on gagner.

La conjoncture internationale actuelle est explosive, il y a les risques importants de guerre potentielle majeure au Moyen-Orient, il y a l'émergence de l'Extrême Orient et les besoins qui y sont inhérents, donc un déséquilibre budgétaire dont l'Europe fait les frais en ce moment et ce n'est pas fini, quel que soit le Président élu.

Il y a les USA qui semblent indécis à choisir un président d'autant que le budget de ce pays est exsangue et que les trente dernières années ont laminé par des actions diverses, surtout militaires.

Il y a aussi et enfin l'Afrique, forte de plus d'un milliard d'habitants, quantité non négligeable qui vie sur un sous-sol, d'une grande richesse en matières premières, non encore exploité de façon fonctionnelle et autonome, et qui entend bien avoir sa place au sein de la société des nations.

Comme vous pouvez en déduire, une élection présidentielle ne consiste pas seulement à accorder deux ou trois jours de vacances en plus à quelques habitants de la planète qui habitent en France en réduisant un temps de travail déjà devenu "peau de chagrin", raison également de l'effondrement de l'industrie qui ne peut être compétitive avec des ouvriers en vacances et grassement payées au regard d'autres pays aux conditions identiques mais nettement moins avantageuses. (Il faut, bien sûr, relativiser cette phrase)

Chacun est responsable de lui mais également de l'ensemble du fonctionnement d'un pays et, par déduction, sa place dans le monde duquel dépend sa richesse.

Je ne suis pas un homme politique, je ne suis pas encarté, je n'ai pas la prétention d'influer sur qui que ce soit mais j'invite ceux qui manquent d'informations à méditer sur ces lignes.

Pas de photo aujourd'hui.

Et puis si, une.

globe_west.jpgNous sommes dessus.

Nous n'en avons qu'une, elle n'est pas extensible, elle dépend de nous autant que nous dépendons d'elle.

Quel rapport avec la politique ?

Il y a toujours un rapport, il suffit de réfléchir et de se concentrer.

Bon 1er Mai à tous.

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