Donner sans recevoir

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Si simple et si compliqué

 

donneUn geste symbolique.

 

Mais pas si fréquent.

 

En effet, en dehors des associations caritatives il existe, heureusement, beaucoup de gens qui donnent, pas forcément des biens on peut donner de l'amour, des pensées, de l'instruction, Etc..

 

Ce pourrait être simple, ça ne l'est pas pour diverses raisons.

 

Pour donner il faut posséder et avoir assez pour au moins deux sauf avoir à se défaire d'un objet ou d'un bien devenu pour soi inutile.

 

C'est une action pleine de sens, le plaisir que procure une donation est identique pour le donneur que pour le receveur à condition d'être sincère.

 

Dans la pratique c'est répandu et courant, dans la théorie c'est nettement différent.

 

Ce qui est abstrait se partage et se donne très facilement, ça ne coute rien et ça ne prend pas de place.

 

Il m'est arrivé de donner souvent, de fréquenter diverses couches de la société apprend beaucoup, ça permet d'être tolérant et d'accepter les différences, toutes les différences.

 

Pour tolérer il faut comprendre, il faut aussi prendre une place qui n'est pas la sienne, celle de l'autre, pour comprendre ce qui ne va pas il faut d'abord connaitre ce qui va, ces repères sont indispensables pour fonctionner communautairement.

 

Sans aborder toutes les faces du partage, très nombreuses, je vais m'arrêter à celle qui concerne les communautés à l'approche d'élections importantes.

 

J'ai été conseiller municipal, en 1976, dans une autre ville que Briançon, j'ai été aussi candidat aux élections municipales d'un village de Bourgogne, avec 38,6 % des voix je pense avoir fait un score honorable d'autant que je n'étais pas spécialement connu ni très ancien dans ce village.

 

C'est grâce au partage que je suis parvenu à m'attirer les bonnes intentions, sans aller faire de la démagogie ou du prosélytisme ciblé j'ai fait en sorte que les gens réalisent que ce que je proposais n'avait rien de contraignant, on peut partager sans prendre le risque d'être victime d'un système dès lors qu'on est sincère et déterminé.

 

partageUn bien commun.

 

Dès l'enfance on a instinctivement le besoin de partager ce qu'on possède, soit pour que l'autre participe, soit pour qu'il ait la même chose que soi ou tout simplement pour être deux (Ou plus) à profiter de la même chose.

 

Un enfant trouvera normal de donner ce qu'un autre n'a pas, ce réflexe de partage est encré dans nos gènes.

 

Gamin, on partage des jouets, des bonbons, etc. ce qui est commun et facile à dissocier.

 

Cependant, dans certaines conditions apparait le besoin de recevoir pour partager, c'est le cas des jeux de billes, de cartes ou autres du même style mais ça reste dans un domaine qui n'aborde pas la notion de profit, c'est un partage réciproque qui permet de réaliser qu'on n'a rien sans rien.

 

Le problème se complique quand on atteint l'âge de raison (Quoi qu'il est difficile de déterminer exactement quel est l'âge de raison) et de réaliser que le bien qu'on possède a nécessité un effort pour l'obtenir, dès que cette notion apparait la réticence aussi apparait, c'est un réflexe de conservation de l'acquit et la personnalisation de cet acquit.

 

C'est une situation qui se constate souvent dans les couches supérieures de la société. (Bien que je n'aime pas ce terme c'est celui qui est d'usage pour différencier les gens dans l'échelle sociale) 

 

Ceux qui reçoivent facilement (Couches inférieures) partagent facilement, ce qui ne nécessite pas d'effort à obtenir se donne plus volontier que ce qui est le fruit d'un labeur.

 

De là se créent des associations qui tendent à uniformiser la donation, ce qui est incitatif à se défaire d'un bien sans arrière pensée.

 

L'effet de groupe est bénéfique dans la donation, il est aussi bénéfique dans le partage.

 

N'étant pas autrement que les autres je me suis toujours efforcé à partager ce que j'avais que d'autres n'avaient pas, c'est simple et peu couteux, une moitié de casse-croute, un peu de monnaie, des "fringues", des livres, de la nouriture et bien d'autres de ce qui est facile à partager mais à condition de posséder.

 

De partager ce qu'on ne possède pas est déjà nettement plus difficile, entrevoir la possibilité d'obtenir sans certitude mais de promettre qu'on le partagera, c'est la prouesse de ceux qui pensent vouloir sans pouvoir.

 

Et oui, c'est là que je voulais en venir, les responsabilités, celles qu'on possède ou celles qu'on est susceptible de posséder, entrainent parfois à des paroles ou des actes délicats, de vouloir donner sans avoir c'est laisser à l'esprit du receveur la certitude de ce qu'il va obtenir, en fait c'est une promesse qui ne tient que si elle se réalise.

 

C'est la base de la politique de conquête.

 

DonnerUn pacte.

 

C'est la forme la plus simple de conclure un marché et d'assurer l'autre ou les autres du bien fondé de ce dont à quoi on s'engage.

 

C'est une preuve de confiance réciproque, c'est la façon de se montrer déterminé à obtenir ce qu'on peut ou qu'on veut partager.

 

Un pacte ça se respecte, c'est une parole d'honneur (A condition d'avoir de l'honneur) et ne souffre pas de traitrise, la confiance réciproque entre ceux qui donnent et ceux qui reçoivent doit être un lien très fort qui ne souffre pas de défection sauf cas de force majeure.

 

Dans la société c'est un usage très répandu qui se délivre sans procédure, un simple RDV c'est déjà une forme de pacte d'honneur.

 

J'ai ce défaut de ne pas supporter un retard s'il n'est justifié, je pars du principe que ce qu'on prévoit doit s'accompagner des dispositions qui font qu'on puisse honorer un RDV, donc sa parole.

 

Réciproquement je m'efforce de ne jamais arriver en retard à un RDV, d'une part par politesse d'autre part pour respecter ce pacte qui est la parole donnée.

 

Un proverbe dit que l'exactitude c'est la politesse des rois.

 

Dans une société très agitée comme la nôtre il est fréquent qu'on ne puisse tenir ce qu'on promet, soit parce qu'on se trouve dans une situation ne permettant plus de tenir alors que cette situation n'existait pas au moment du pacte soit que les évènements font que ce qui a été promis ne peut plus être tenu.

 

Pour rester dans la ligne de modèle que j'ai choisi pour cet article j'aborde donc le pacte social entre les élus et ceux qui les ont élus dans le contexte communautaire.

 

Il est impératif, pour parvenir à un poste ou à une fonction, de proposer ce qui est à même d'obtenir ce poste ou cette fonction, c'est à dire de passer un pacte avec ceux à qui on s'adresse par voies de presse écrite, parlée, par affichage ou moyens de communication Internet puisque c'est devenu presque incontournable.

 

On appelle cela des promesses, ces dernières doivent être réalistes et mises en place dans des délais assez court pour ne pas perdre la substance qui alimente ces promesses.

 

Pour promettre il faut avoir des éléments concrets, pas des suppositions, ni se baser sur de potentiels possibilités encore inexistantes, c'est dangereux et discrédite celui qui s'avance sur ce terrain mouvant.

 

Dans le cadre d'élections municipales il faut rester dans le réalisme et le raisonnable, de trop promettre c'est le risque des désillusions et des mensonges.

 

Il faut savoir sur quoi compter et connaitre le sujet, si on ne le connait pas par manque d'accessibilité ou d'information on ne reste pas dans le flou, on reste franc en expliquant qu'on ne possède pas les éléments permettant de faire des promesses.

 

Si ça ne paye pas à court terme les électeurs en seront conscient à plus long terme, cette prudence n'est pas la meilleure façon d'obtenir des suffrages mais c'est une marque de respect pour ceux qui attendent des résultats.

 

Donner de soi sans en attendre du retour ce n'est pas facile, la sincérité d'un individu s'arrête là ou ses intérêts dominent, c'est à dire très souvent.

 

Les hommes (Et femmes) politiques actuels sont presque tous intéressés par ce qu'ils peuvent recevoir de lucratif et d'avantageux en échange de leurs compétences (Quand il y en a) en faisant totale abstraction du devoir pour le profit.

 

Je serais curieux de savoir combien de personnages politiques resteraient à leur poste si on leur proposait le SMIC pour exercer leurs fonctions (En ne considérant que l'état pur du travail réellement effectué et non celui délégué), le cumul des mandats en est un criant exemple.

 

Dans une de mes pages précédentes j'avais vaguement abordé le problème de certains de ces élus de Mr Alain Bayrou qui tablaient sur les indemnités d'élus pour se payer une nouvelle voiture, les indemnités sont considérés compensatoires aux frais qu'engendre une charge élective, on remarque donc qu'avant d'exercer une charge et d'en connaitre le montant des frais éventuels on organise déjà un budget totalement étranger à cette charge par ce qu'elle est susceptible de rapporter.

 

Donc donner de soi en espérant recevoir le maximum, on est loin de la charité et de l'engagement de soi au service d'une cause.

 

Mais il n'y a pas que l'aspect financier de ce qu'on espère recevoir, il y a aussi la soif du pouvoir et la volonté de vouloir arriver contre vents et marées, pour ça il faut être jeune, avoir les dents longues et aucun scrupule, donc tout ce qui est contraire à l'exécution d'une charge au service de la population.

 

De ces gens il y en a à foison, dans le gouvernement actuel, dans l'opposition (Du moins ce qu'il en reste) et dans les autres partis et mouvements politiques.

 

Ce qui est déterminant c'est de pouvoir compter sur des gens censés et réalistes qui se trouvent au sein de ces partis et mouvements politiques, il y en a, peu mais il y en a.

 

A travers les campagnes électorales on devine aisément ceux qui sont déterminés à arriver coute que coute par intérêts personnels, ceux qui y ajoutent un besoin de faire changer ou améliorer les choses et ceux qui sont déterminés à se mettre à la disposition de la population pour lui améliorer ses conditions de vie.

 

Je ne vais pas vous faire un dessin, toutes ces conditions existent à Briançon en ce moment, il n'y a qu'à lire et écouter.

 

Pour répondre aux besoins d'une population locale il faut la connaitre, il faut la respecter et l'écouter, il est indispensable pour faire un bon élu de savoir comment fonctionne une population locale, pas seulement durant les quelques semaines d'une campagne électorale mais sur des dizaines d'années.

 

ententeSe connaitre.

 

C'est avant tout avoir des liens avec une population, des liens professionnels et des liens communautaires.

 

De la discution jailli la lumière, de la concertation jailli l'entente et la compréhension.

 

Il est impératif d'entendre mais surtout d'écouter pour se faire une idée de ce qu'aspirent ceux qui élisent, ce sont des gens de diverses origines et de divers milieux, ils attendent des élus que ces derniers fassent ce dont pourquoi ils les mettent en place et non ce que prétend imposer celui qui présente sa candidature avec des idées bien arrêtées sur ce qui va faire sans s'occuper de l'opinion des électeurs.

 

Bien entendu avant chaque élection ce sont des torrents de bonnes intentions et de dévouements sans borne, les dernières semaines préélectorales vous pouvez demander ce que vous voulez à ceux qui se présentent en ayant déjà une charge, on vous déroulera un tapis rouge pour obtenir votre voix et celles de votre entourage.

 

Pour les autres ils vous feront étalage de leurs connaissances et de leurs contacts, comme si l'ensemble de la classe politique était prête à vous servir sans borne.

 

Çà, c'est avant les élections. Après on peut constater ce qu'il en est et il reste six ans pour se "bouffer" les doigts d'avoir mal voté.

 

Certains de ceux qui vous ont donné leur parole on reçu, en échange, une charge pour ne servir qu'eux-même ou leur parti sauf à exécuter le tout venant pour respecter les procédures et le protocole.

 

En fait, depuis 42 ans que je vote (Je n'ai pas bénéficié de la majorité à 18 ans, c'était encore à 21) j'entends toujours les mêmes promesses de changements et d'améliorations mais je suis quand-même à me demander pourquoi faire des promesses qu'on ne peut ou qu'on ne veut pas tenir puisqu'elle ressortent à chaque campagne électorale.

 

Ça fait 37 ans que j'entends les mêmes litanies concernant les problèmes de Briançon mais je constate que ces problèmes sont toujours là, donc ils ne sont pas résolus puisque ce n'est pas le but de la plupart de ceux qui se présentent. Des promesses non tenues.

 

A chaque élection on a droit aux querelles entre candidat, qu'il y ait des différents et des joutes pour s'affirmer le (Ou la) meilleurs  c'est normal, on n'est pas là pour passer la pommade à un candidat surtout quand on veut prendre sa place.

 

Par contre, les avant-dernières élections municipales briançonnaises ont été particulièrement excessives et le bon sens a disparu, critiquer un fonctionnement d'accord, s'insérer dans la vie privée d'une personne c'est intenable, Mr Michel Sylvestre candidat du Modem en 2008, s'est vu "charcuté" par des adversaires politiques à travers des lettres anonymes et autres bruits de couloirs dépassant la décence.

 

Il est inadmissible d'intégrer vie privée et vie publique.

 

Ce n'est pas valorisant pour un candidat qui en serait l'instigateur, si j'annonce qu'un candidat parachuté est absolument incapable de gérer une population qu'il ne connait pas je ne me permettrait pas d'exploiter la vie privée de ce candidat, d'une part parce que je ne la connais pas, d'autre part parce qu'elle ne m'intéresse pas et enfin pour respecter la personne et son individualité.

 

C'est la raison pour laquelle je ne répond jamais aux questions touchant à la vie privé des gens, que je la connaisse ou non.

 

entente-entre-banquesJe les connais presque tous....

 

....Les autres candidats, du moins à travers leur fonction et non personnellement.

 

Cependant je connais bien certains prétendants qui figurent sur d'autres listes et un peu de leur vie privée, certains très bien même mais je n'en dirais rien, j'ai trop d'estime envers ces gens pour les décevoir et les trahir le temps d'une campagne électorale, un adversaire politique n'est pas un ennemi.

 

Et puis dans une petite ville comme la nôtre il est bon de rester solidaires et unis l'avenir de Briançon en dépend.

 

Vendredi matin devrait paraître, dans le Dauphiné Libéré, mon premier bulletin d'information que j'ai fais tirer à 3 000 exemplaires, je vais l'envoyer à la rédaction et j'en ferais la distribution dès lundi prochain, si le journal le diffuse dans son intégralité vous n'aurez pas la surprise d'en découvrir plus mais comme tout le monde ne lit pas le journal j'informe directement par tractage.

 

Les bulletins suivants seront plus décisifs et plus ciblés, il faut suivre la campagne pour aviser.

 

route-portableVous ouvrir la route.

 

C'est la détermination de ceux qui oeuvrent pour le bien de leur communauté, il est important de faire le bon choix et encore plus important d'apporter des réponses.

 

Gérer une ville ce n'est pas simple, ce n'est pas non plus insurmontable il faut s'entourer de gens qui "tiennent" la route pour répondre aux demandes de la population.

 

Mais pas à toutes les demandes, j'entends par là qu'au cours des réunions d'information à la population j'ai pu entendre des questions assez personnelles et surprenantes, demander à un élu d'intervenir pour faire couper une branche de l'arbre du voisin ou de faire déplacer des gens qui ne conviennent pas n'est pas d'actualité, il est raisonnable de s'en tenir à des préoccupations d'ordre plus large dans le sens communautaire.

 

Pour prétendre à une fonction de responsabilités il est important, voire capital, de ne pas se limiter qu'à cette fonction administrative mais de se donner la possibilité de pouvoir répondre aux besoins de la ville et de la population fonction des circonstances et des nécessités.

 

D'appeler les électeurs à choisir leur dirigeant c'est avant tout se donner la possibilité de voir s'améliorer le cadre de vie, le quotidien et, quand c'est possible, le superflu. 

 

A bientôt pour autre chose.                  

 

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