Politique, le temps d'une gestation

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Qui-seront-les-candidats-aux-prochaines-municipales.jpgNeuf mois.

C'est le temps qui nous sépare encore des prochaines élections municipales.

C'est beaucoup encore mais c'est aussi très peu.

La municipalité actuelle, de tendance socialiste, est en place depuis maintenant quarante cinq mois, durant cette période elle s'est penchée sur divers dossiers et a engagé des travaux pour la plupart indispensables.

Dire que son action a été inutile serait faux, dire que c'est une totale réussite serait prétentieux.

Le point d'interrogation majeur c'est l'étanchéité des informations, celles qui nous sont divulguées, par voies officielles ou officieuses, ne reflètent que ce que la municipalité consent puisque qu'il est impossible de les détourner.

Le bilan de ces trois années passées est assez médiocre compte tenu de ce que la population attend depuis longtemps.

J'écris "depuis longtemps" parce que les attentes briançonnaises sont, pour la majorité, antérieures à l'accession aux affaires du Parti Socialiste via Mr Fromm.

Ce qui sous-entend, à juste titre, que la précédente municipalité n'a pas plus écouté les briançonnais sur leurs préoccupations quotidiennes.

Seulement voilà, les préoccupations quotidiennes des briançonnais n'intéressent pas les partis politiques, partant du fait que la préférence partisane semble être l'atout majeur de ceux qui se présentent, l'indispensable devient négligeable mais il est mis en avant avant chaque élection puisque c'est ce qui "chatouille" le plus.

Les promesses électorales ne sont que des chatouilles, municipales, régionales ou nationales.

Si on reprend les discours de tous ceux qui se présentent, ce sont les mêmes thèmes, les mêmes "objectifs" et semblerait-il les mêmes préoccupations.

je me pose alors la question de savoir pourquoi il faut toujours ressortir les mêmes litanies puisqu'elles sont sensée être résolues par l'équipe qui est arrivée en tête de la précédente élection.

Je ne mets pas qui a gagné les élections puisque comme je l'avais déjà marqué il y a quelques années, les élections ne sont gagnées qu'à la fin d'un mandat si ce dernier a été porteur des espérances des électeurs.

Pourquoi donc alors ressortir les mêmes sujets si ces derniers sont supposés réglés.

Il y a deux grandes lignes dans des élections.

La première c'est le "tout venant", ce qui est résurgent et incontournable, le sujet qui sera toujours d'actualité quelles que soient les circonstances, chômage, Travail, Sécurité, Impôts. 

La deuxième est plus terre à terre et devrait normalement être inclue (On peut dire incluse mais je reste fidèle à ce que j'ai appris) dans les priorités de la première, Ecoute, Résolution, Compréhension et Partage.

Cette dernière ligne n'est abordée que pour des questions d'intérêts fonctionnels et/ou personnels, ce qui ressurgi six à huit mois avant chaque élection.

Les candidats se montrent sous un jour nouveau, ils courbent le dos, ont des sourires de complaisance, passent la pommade à la limite de l'obséquiosité.

C'est la période où on peut leur demander à peu près tout même l'impossible, ils auront une "baguette magique" qui vous donnera l'assurance de la prise en compte de vos doléances, même les plus farfelues, privilégiez le dernier mois préélectoral, vous obtiendrez verbalement une promesse ferme à court terme.

C'est aussi la bonne période pour présenter des projets qui ne seraient même pas entendus en temps normal.

C'est aussi la période des "grand copains", d'un seul coup les antagonismes latents s'estompent, les ennemis de toujours deviennent des amis précaires mais qui sont susceptibles de leur faire gagner quelques voix.

C'est aussi le temps des "faux-culs" et des rodomontades, le ridicule au service de l'officiel.

La première englobe l'indispensable, c'est ce qui sert de parade à toutes véléités.

Dès qu'un problème surgit on met immédiatement en avant les efforts fournis pour résoudre ce qui est en perpétuel mouvement, ce qui est brassé chaque jour, ce qui frappe le plus les esprits surtout si les précédents ont fait preuve de négligence.

A Briançon nous en avons des exemples flagrants ces derniers temps.

La résolution de problèmes latents est toujours bien vu et c'est très bien.

Sauf que le devoir d'une municipalité c'est de gérer les finances quelle perçoit de ses électeurs, "les impôts", pour effectuer collectivement ce qui ne peut se faire individuellement.

Urbanisme : Immobilier et routier, infrastructures, matériel et logistique, transports.

Distribution : Energies et communications, eaux et assainissement.

Education : Etablissements scolaires, randonnées ludiques scolaires, sorties extraterritoriales, jumelages, etc..

Divertissement : Théâtres, cinémas, MJC, office du tourisme, patrimoine, festivités, etc..

Agrément : Parcs et jardins, accueil, image de la ville, décorations urbaines, relationnel.

Sport : Complexes sportifs, excursions organisées, ski pour les régions montagneuses, piscine, courses cyclistes et bien d'autres.

Dès qu'une municipalité s'atelle à mettre en oeuvre ces derniers éléments, elle ne fait qu'exécuter ce que toutes les municipalités ont le devoir de faire. 

En faire un outil de propagande médiatisé pour "couvrir" ce qui est indispensable, mais non fait, n'est qu'un leurre, cependant ça marche très bien.

La manipulation des masses populaires est une prouesse qui s'apprend, surtout à l'ENA qui est le berceau et le passage presque obligatoire de nos hommes et femmes politiques.

Entre autres études plus ou moins utiles on y excelle en réthorique, indispensable, et on y enseigne les principes de la théologie, ce qui n'est pas indispensable, cette dernière découlant surtout d'un mental propre à chaque individu mais dans l'optique d'une préconnaissance qui débute dès l'enfance. Le milieu social et la condition humaine font le reste.

Pour bien connaitre les effets attendus par les politiques je vous invite à regarder cette vidéo, elle est assez révélatrice de ce qu'est un peuple "mouton" dans une société dite civilisée. 

Suivant votre vitesse de lecture vous pouvez passer d'un article à l'autre à l'aide du curseur de votre souris sur la bande de défillement.

Les dix stratégies de manipulation de masse.

Il y a d'autres stratégies plus expéditives ou plus insidieuses, le totalitarisme, la tyrannie et surtout la religion.

La religion vient en supplément des autres, elle peut être étudiée et adulée sans dommage tant qu'elle n'est pas inclue dans un système sociétaire servant des intérêts stratégiques, financiers ou personnels.

Sur ce dernier point la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905 a été provisoirement bénéfique, plus pour la religion que pour les stratèges politiques d'ailleurs qui se sont retrouvé privé d'un pilier ancestral.

La corruption insidieuse et silencieuse à compensé.

DSCN8589.JPGBriançon c'est l'Histoire.

Enchassée au carrefour de trois vallées, c'est une ville qui est unique par sa situation géographique spécifique.

Perchée entre 1200 et 1350 mètres elle dispose d'un climat privilégié à cette altitude.

Les courants chauds qui remontent par la vallée de la Durance lui font bénéficier d'un climat méditerranéen.

La haute montagne lui permet de disposer de commodités d'enneigement sans en avoir des rigueurs plus marquées ailleurs dans les mêmes conditions.

Sa proximité immédiate avec l'Italie privilégie le tourisme européen et les accès lorsque la plupart des cols sont fermés.

Ces trois facteurs devraient lui permettre de rester en dehors d'une urbanisation effrénée qui détruit l'environnement jour après jour dans le monde entier.

DSCN8639.JPGBriançon c'est aussi une ville.

Avec ses habitants, ses commerces et ses infrastructures techniques.

L'artisanat y est majoritaire, les entreprises parviennent à fonctionner normalement même si la conjoncture économique actuelle est délicate, c'est un facteur ponctuel déstabilisateur qui verra des jours meilleurs.

C'est aussi et surtout une population.

La majorité de cette population est "extérieure" non native de Briançon, ce qui n'en fait pas une sous population dominée par la population de longue souche comme certains (Très peu) sembleraient le définir.

Briançon c'est aussi un refuge, non de gens en indélicatesse mais de gens en mal d'authenticité, ceux qui viennent en haute montagne pour retrouver ce qui n'existe plus dans la plupart des régions, une sorte de retour aux sources, la recherche de la tranquillité d'antan.

Il faut cependant réaliser que depuis quelques décennies cette image est considérablement bouleversée, le bétonnage de la vallée de la Guisane en est un exemple frappant, pour le "fric", rien que pour le "fric".

Mes fonctions dans le briançonnais m'ont permis une grande quantité de contacts avec des gens de tous horizons, certains amoureux de notre magnifique régions depuis bien longtemps.

Ces dernières années semblent avoir eu un impact négatif sur tous ces gens venus chez nous pour le dépaysement et la gentillesse locale, beaucoup m'ont dit ne plus reconnaitre ce qu'ils avaient l'habitude de voir et d'apprécier.

Les citadins surtout, venu rechercher de l'authentique, de l'herbes, de la nature et de la neige, se retrouvent peu à peu confinés dans des complexes bétonnés qui leur rappellent un peu trop leur environnement habituel.

Si les statistiques, "fausses" d'ailleurs, laissent entendre que la saison a été bonne, c'est surtout du fait de l'effet de masse à des périodes bien arrêtées.

Tous les commerçants des trois vallées pourront confirmer que leur chiffre d'affaire s'est terriblement dégradé depuis une quinzaine d'années.

Si le chiffre se fait majoritairement sur les mois de haute saison, comme on dit, le chiffre du reste de l'année n'est pas négligeable à condition que ceux qui viennent aient une bonne raison pour venir.

C'est là que nous revenons à nos élections.

La ville de Briançon dans le rouge financier depuis plus de vingt ans, semble ne pas réussir à sortir de cette spirale infernale qui pénalise ceux qui, ce jour, n'étaient pas encore concernés.

Il est à remarquer que pour tenter de stabiliser, à défaut de remonter, les finances de la ville la municipalité actuelle a recours à l'éternel expédiant qui sont les impôts.

C'est ce qu'applique également le gouvernement actuel de la France, de la même obédience politique, pour nous laisser entendre que pour résoudre les problèmes financiers du pays il faut automatiquement recourir à l'imposition, quelle qu'en soit sa forme.

On constate, mais ce n'est pas d'aujourd'hui, que ceux qui avaient l'âge de comprendre dans les années 1945 - 1950 ou qui ont la mémoire de ces années peu glorieuses, une présidence à dominante socialiste. (Président du Conseil, équivalent au premier ministre aujourd'hui)

Ne pas oublier que la quatrième République fonctionnait très différemment de la cinquième encore d'actualité ce jour.

Juste après guerre il n'y a pas eu moins de cinq présidents en une année, par la suite les différents "gouvernements" socialistes n'auront de cesse que de créer de nouveaux impôts.

En finalité, en 1957 et 1958 il n'y aura pas moins de treize ramaniements ministériels, treize "gouvernements" successifs en un laps de temps record, les socialistes ont saigné le pays de multiples taxes et impôts qui n'ont servi pratiquement à rien d'autre que de financer les guerres (Indochine (Actuel Vietnam) et Algérie)) et enrichissement personnels des élus.

A court de solution, la France exsangue financièrement, le Président René Coty (Mon père, gendarme et chauffeur de la Présidence de 1947 à 1949 sous Vincent Auriol m'a conté quelques anecdotes) appelle à la rescousse le général De Gaulle qui prend le pouvoir fin 1958.

En janvier 1959 la nouvelle constitution est officiellement appliquée c'est la cinquième République. (C'est un résumé très succin, juste pour situer)

Donc, en faisant la synthèse de ces quelques lignes, on constate surtout que les socialistes sont absolument incapables de résoudre les problèmes politiques autre qu'en ayant massivement recours à l'impôt, ce qui détruit l'économie d'un pays.

Cependant, ces mêmes socialistes sont pris d'un dévorant appétit de construire, sans argent puisque leur devise c'est construire d'abord sans finances et faire payer le peuple après, tans pis si les générations montantes en souffrent.

C'est la formule qu'applique aujourd'hui Mr Gérard Fromm, maire de Briançon, pour essayer d'assoir une notoriété qu'il n'a pas.

De là à se poser la question de savoir qui en tire bénéfice et pourquoi, chacun est libre de demander des comptes.

La ville est malade des attentes des briançonnais, pas d'avoir de magnifiques infrastructures discutables, non, ils attendent des résultats qui font cruellement défaut.

Je ne vais pas rappeler ici les innombrables défaillances de la ville, il suffit de parcourir mes pages depuis septembre 2009 sur trois blogs. (Liens en haut de chaque page)

Il ne suffit pas de se mettre en avant d'un journal local ni de "pondre" un bulletin municipal de propagande avec force photos, il faut être à l'écoute de la population et surtout DE FAIRE CE QU'ELLE ATTEND.

En 2014 se dessinent trois candidats potentiels à peu près certains, l'équipe actuellement en place côté socialiste, Mr Gryzka et enfin Mr Murgiat côté droit.

Je mets côté droit parce qu'il y a un petit parachuté de l'UMP, le dernier nommé sur ma précédente phrase, un pur produit politique politicien que personne ne connait, poulain de Mr Ollier, couvé par Mr Copé et pressé par l'UMP de prendre les commandes d'une ville dont il ne connait pas grand chose humainement parlant.

Il serait soutenu par Mr Sézanne et pourrait se répondre de quelques anciens conseillers de Mr Bayrou, mes informations m'amènent à penser que ce trouble n'engendre rien de positif, avoir une municipalité "pilotée" par l'UMP par "parachuté" interposé n'entre pas dans la logique d'une bonne gestion municipale, ce que veulent les briançonnais c'est un vrai gestionnaire qui s'occupe de la ville et non de dorer un parti politique en mal de retrouver ses marques.

En politique politicienne ne compte que le nombre en faisant abstraction du genre.

On le constate à chaque élections, les décomptes se font fonction du nombre de communes, de région ou autres étant rentrées dans le giron de tel ou tel parti.

C'est exclure un peu vite le peuple, ce n'est pas parce qu'une commune penche de quelques voix d'un côté ou de l'autre que toute la population de ces mêmes communes, régions ou autres, abonde dans le sens de l'élu.

C'est dramatiquement divisionnaire, c'est exclure la notion de patrie au profit d'une notion d'obédience.

Le peuple c'est des gens de diverses conditions sociales, professionnelles ou autres qui sont tous des êtres humains à part entière et qui, exclu l'appartenance, sont des gens qui s'apprécient, travaillent et vivent ensemble.

Les "parquer" dans un contexte partisan c'est les diviser au sein même de leur existence personnelles.

On a vu ces derniers mois avec quelles prouesses le gouvernement à réussi à fractionner le peuple avec des "puérilités" montés en épingle.

Pour les partis politiques c'est exactement la même chose.

timthumb.jpegAvec ça....

Extrême droiteOn obtient ça....

extreme gaucheFace à ça.

Une honte nationale, autant pour le mariage pour tous que pour ses conséquences qui ne font que commencer.

Ce phénomène n'est pas exclusivement réservé qu'au groupes extrêmes, il appartient aussi au partis politiques traditionnels mais de façon plus feutrée.

Il est donc urgent de remettre toutes les billes dans le même sac et de recommencer une distribution plus homogène.

J'entends beaucoup de choses sur les différentes obédiences briançonnaises, certains, pour une dissension passagère dans le conseil municipal, s'imaginent déjà que ce dernier est affaibli. 

D'autres, fort de soutiens encore incertains, se voient déjà en haut de l'affiche. 

D'autres enfin, qui pourraient être transitoires, se voient refoulés au nom d'une mouvance partisane.

De croire Mr Fromm abattu est une erreur, il est intelligent et attend son heure.

La petite guéguerre sournoise de la droite l'amuse, il va l'exploiter et s'en servir.

Sa "botte magique" ce sont les derniers jours et les derniers mots, ceux qui ciblent juste même s'ils seront remis dans les tiroirs passées les élections.

A droite il y a du solide et du cohérent, le hic c'est qu'il y a plusieurs "poulains" pour une seule selle. (Fauteuil de Maire)

Une chose est certaine, il y a des candidats plus soucieux de leurs intérêts personnels et de leur notoriété que de ceux des administrés.

Je n'ai pas vocation à jouer les trublions (Enfin si, un peu quand même), je constate seulement que le manque de cohésion de la droite risque de remettre la gauche à la mairie, cette dernière pourra donc engager les travaux gigantesques qui vont pénaliser la population briançonnaise pendant au moins cinquante ans compte tenu du passif actuel.

Ces quelques lignes ne reflètent qu'une petite partie de l'importance d'une élection, les briançonnais auront à choisir entre celui qui va les plomber financièrement pour une durée indéterminée, celui qui sera parachuté par un parti politique jaloux et celui qui sera à même d'entendre les doléances de la population pour y apporter remède en stoppant pour un temps qui appartient à la population le futur gouffre financier qui pointe son nez.

Un futur maire orienté, oui, c'est utile, mais pas embrigadé !

Qui va pousser le cri du renouveau à la naissance dans neuf mois ?

La réponse et l'avenir des briançonnais est dans les urnes.

Quoi qu'il arrive, il y aura toujours des hommes avides de puissance, de richesse et de gloire, à n'importe quel prix. 

Si on peu, un certains temps, améliorer ses conditions de vie en faisant le tri, alors peut-être que l'avenir sera meilleurs. 

L'avenir de Briançon appartient aux briançonnais, pas à ceux qui les dirigent.

Très bientôt, un petit tour au bord de mer pour prendre l'air.

Bonne journée à à bientôt. 

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