Chaufferie

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2009 08 25 Dépendances caserne ColaudRue du Gal Barbot à Briançon.


Dépendance militaire de la caserne Colaud, ce hangar, en très mauvais état apparent, serait donc l'emplacement de la future chaufferie municipale de Briançon.


N'ayant pas beaucoup d'information je ne m'aventurerais pas à extrapoler sur l'ignorance.


Toutefois je sais qu'il est question de construire une centrale de chauffage au bois, étonnant choix.


2009 08 25 Arrêt de bus Caisse d'épargneRue du Gal Barbot face à la Caisse d'Epargne.


Un des passages obligés pour traverser la ville, le cisaillement en son haut ne permettant pas de tourner à droite comme à gauche suivant le lieu de provenance.


2009 08 25 Rue du Gal Barbot près cisaillementOu la descendre après passage par le rond-point Grand-Boucle.


Pas très facile cet accès mais c'est comme ça depuis bien longtemps et je me dis que, partant de ce principe, pourquoi n'avoir pas gardé les infrastructures datant du moyen-âge puisque ça fonctionne.


Bref, peu importe, on ne va pas polémiquer la-dessus pendant des lustres, l'anarchie constructive de Briançon ayant gravement perturbée un plan de circulation qu'on devinait pourtant indispensable.


Le projet "Coeur de Ville" s'y attèle mais sous quelles conditions et à quel prix ?


Chaufferie-Rillieux largeChaufferie "témoin" de Rilleux près de Lyon.


Pour avoir un aperçu de ce que peut être l'emprise d'un tel ouvrage dans un environnement.


Cette chaufferie bois se trouve dans une région de plaine bien exposée aux vents pour disperser les fumées de combustion.


Une cheminée conséquente assure la dispersion des résidus volatils en hauteur et suffisamment haute pour attraper les courants d'air indispensables.


L'ouvrage qui serait prévu à Briançon est donc sensiblement identique avec une cheminée d'une quarantaine de mètres, soit un immeuble de quinze étages.


A Briançon c'est nettement insuffisant et surtout incongru dans un environnement aussi confiné qu'une vallée en "cul de sac".


Pour que les fumées nocives puissent être évacuées par les vents il faudrait une cheminée plus haute que le Prorel.


Je ne doute pas un instant que les concepteur et "vendeurs" de cette centrale se montre persuasif en appuyant leurs dires par des exemples plus sophistiqués les uns que les autres.


Il est connu que les vallées et toutes les "cuvettes" naturelles sont défavorisées dans des conditions anticycloniques créant une chape de pollution au dessus des villes ou villages y étant intégrées.


Je pense que pour Briançon le concours de projets pour contrer la ville de Gap amène la municipalité actuelle à se précipiter sur quelques opportunités, à bas coûts si possible augmentant donc le risque sanitaire environnemental. 


chaufferieUne chaudière d'importance c'est ça.


Loin des petites chaudières de ménage c'est du matériel de haute technologie, couteux d'entretien et de remplacement parce que ce n'est pas éternel.


Aire-de-stokage.jpegLe stockage des combustibles bois.


Pose aussi un problème, celui de l'encombrement.


Suivant la spécificité du combustible il faut prévoir des contenants adaptés et sécurisés, c'est à dire que bruler du bois c'est bien mieux quand c'est confiné que stocké.


Il appartient donc aux communes concernées de prendre des dispositions assurant la sécurité de l'environnement, toutes les chaufferies existantes sont extérieures aux agglomérations sauf peut-être Briançon puisque le site choisi se trouve en plein centre ville à deux pas d'habitations HLM.


Décidément les critères sont loins d'être réunis pour satisfaire aux obligations.


images.jpegLe stockage confiné.


Le plus apte à répondre à la sécurité en matière d'environnement mais ayant l'inconvénient de n'être pas assez volumineux sauf le remplir plusieurs fois par semaine.


De même qu'il est indispensable de prévoir un système d'aération pour éviter la combustion par fermentation, tout ce qui est d'origine végétale, et privé d'air frais renouvelé, fermente jusqu'à l'incendie, pour ceux qui connaissent il n'est pas rare de voir des tas de fumier s'enflammer dans les campagnes, détruisant les fermes et hangars adjacents.


feu01 4501Le chauffage au bois c'est çà.


Une combustion rapide d'éléments végétaux riches en particules nocives et particulièrement dispensatrice de dioxyde de carbone et de CO2.


Briançon, ancienne ville climatique (Pourrait-elle le redevenir ? J'en doute) est polluée plus qu'elle ne devrait de par sa position géographique, même si la Lombarde vient de temps en temps faire le ménage il n'en reste pas moins que les petits poumons de nos enfants souffrent d'un excès de cette pollution surtout due à l'usage intensif automobile pas toujours justifié.


Qui plus est la nécessité de trouver le combustible pose aussi problème, les forêts poussent moins vite qu'elles ne sont détruites, en ces temps de questions sur l'avenir de la planète je me demande si aller à contre courant d'une logique de sauvegarde rentre dans le cadre que se fixe la France, avec d'autres pays, sur la base du protocole de Kyoto.


Bref, faite ce qu'on décide mais pas ce qu'on fait.


J'ai déjà entendu et lu ça quelque part.


091207123300Le bois de chauffage.


Très utilisé par les particuliers des campagnes les grandes villes sont plutôt réticentes, qui n'a pas été incommodé par ces fumées âcres et qui "serrent" les poumons, une fumée agressive et pénétrante, à l'instar de celle du tabac elle imprègne tout sur quoi elle se répand.


Génératrice de cendres très volatiles le moindre incident suffit à disperser dans l'atmosphère fumées et cendres, pour le plus grand malheur des poumons, de tous les poumons, ceux des petits enfants comme ceux des vieillards, ces deux catégories d'humain étant les plus vulnérables, certains venus à la montagne pour justement profiter de l'air "pur" qui y serait plus sain.


Sauf si on imprègne cet air de ces nocives émanations ce qui va à l'encontre d'un cadre réellement écologique que je défends.


Toutefois, le montant des profits (Pour quelques-un seulement) est plus persuasif que la santé de "ces gens jamais contents qui doivent faire exprès de tousser pour justifier une pathologie imaginaire qui serait due à une pollution si lucrative".


C'est ce que doivent se dire ceux qui en tirent profit surtout s'ils habitent à Fontchristianne bien au-dessus de la ville donc épargnées par la pollution urbaine réservée à ceux qui n'ont pas les moyens de s'élever dans le "Neuilly" de Briançon.


arton815Il y a aussi les copeaux.


Ces chers copeaux que Mme Daerden voulait, un temps (2011), largement disperser dans les rues pour remplacer le sel qui lui donne des boutons psychologiques à défaut de lui saler ses frites.


Plus nocifs encore que les buches ces copeaux sont à combustion rapide, ils chauffent beaucoup plus vite mais il en faut beaucoup plus.


Est-ce à dire que les scieries des environs seraient aptes à suivre la cadence ! 


Rien n'est sûr.


1227796 3 954d le-chauffage-au-bois-energie-ou-biomasse-seLes granulés reconstitués.


Prix de revient plus cher que le chauffage au fuel domestique, ces granulés sont constitués de copeaux de bois finement broyés et conditionnés avec de la colle, chimique donc, à la combustion aussi nocive que de bruler des produits chimiques, ce qui est interdit.


Qui plus est, pour éviter de stocker des emballages plastique, ont les brûle avec, ni vu ni connu.


En déduire donc qu'il est interdit de bruler des matières chimiques nocives sauf si elles sont déguisées en granules de bois de chauffage.


Mardi-gras tous les jours pour les granules donc, déguisement autorisé pour mieux prendre les gens pour des cons en brulant des matières toxiques via des matières supposées écologiques.


Pour le pognon tout est bon.


Le pouvoir chauffant de ces granules est moins important que les copeaux, matières chimiques obligent, il faut donc plus de granules pour un rendement identique.


Est-ce à dire que c'est une arnaque ?


Oui et non, c'est en effet assez déroutant d'investir pour la fabrication de produits existants à l'état naturel en considérant toutefois que le stokage et le transport s'en trouve amélioré.


Justement, le transport.


100 5254En camion bien sur.


La boulimie d'une chaudière urbaine au bois c'est une noria de camion EN PERMANENCE et en centre ville puisqu'il s'agit là de briançon.


Prévoir aussi des camions pour évacuer les cendres.


Faut-il donc, en plus de la pollution créée par la chaufferie, y ajouter la pollutiion générée par le transport indispensable à l'alimentation des chaudières ?


Il semble que ce soit une parenthèse, les concepteurs de chaudières urbaines évitent soigneusement le sujet.


Mais alors quoi faire ?


Vous le saurez demain, je suis un peu fatigué et j'ai du mal à me concentrer sur mon blog.


Bonne soirée à tous.            


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poncin gerard 01/04/2016 15:45

Bonjour, ou peut on trouver l'étude d'impact environnemental de ce projet.
Merci.

Ihuel 02/04/2016 06:27

En principe en mairie mais je ne suis pas sûr qu'il soit réaliste, les études n'ayant été orientées que dans l'intérêt du projet. L'opposition municipale aurait dû demander une étude indépendante mais c'est un coût que se refusent certains élus, le gaspillage financier n'étant pas considéré de la même façon suivant la cause que ça sert. Bien cordialement