La guerre des tranchées

Publié le par francois.ihuel15.over-blog.fr

 

Les tranchées, creusées pendant la guerre de 1914/1918, les ont rendu référentielles.

Elles servent à protéger ou à détruire, ça dépend de plusieurs facteurs.

 

La guerre des tranchées

J'ai pris quelques renseignements.

Il m'a été induit, mais pas par un spécialiste, qu'on attendait les beaux jours pour mettre cet endroit en état.

Cet endroit c'est une des fiertés municipales de l'an passé, cette route de Grenoble qui a attendu des décennies avant de se voir prise en compte dans la réfection très aléatoire du réseau routier de Briançon.

C'est quand les beaux jours ?

 

La guerre des tranchées
La guerre des tranchées

C'est plus bas.

Maintenant il faut savoir qu'en montagne, plus on monte et plus les beaux jours sont tardifs, l'altitude engendrant des températures ne permettant plus d'effectuer certaines tâches. 

Considérant qu'il y a bien 100 mètres de dénivelé entre Berwick et le Champ de Mars on peut donc considérer que les températures sont différentes.

On peut alors aussi comprendre qu'en bas de la ville on puisse travailler sur les chantiers contrairement à ses hauteurs où les températures ne le permettent pas encore.

Et puis ce n'est ni la même gestion ni le même budget, pas plus que les travaux de réfection des rues et routes ne sont une priorité municipale, refaire une rue ou l'entretenir c'est moins valorisant que de glorifier un parti politique en déclin, par des innovations douteuses qui vont encore plomber le budget de la ville pour des décennies supplémentaires, les impôts représentent, pour certains, une tirelire inépuisable dans laquelle on peu se servir, sans réserve ni scrupule, au dépend de ceux qui la remplissent.

 

 

La guerre des tranchées
La guerre des tranchées

A l'automne 2016.

J'ai été informé officieusement qu'une tranchée allait être creusée à cet endroit tout neuf d'une réfection de cette route de Grenoble, qui a durée des années, à des coûts important supportés par les contribuables.

J'ai donc laissé mon appareil photo éteint à cet endroit précis pour justement laisser le temps du creusement, du rebouchage et de la réfection.

Comme la presque totalité des tranchées briançonnaises, c'est du travail de salaud avec des matériaux bas de gamme et effectué par des non-spécialistes des revêtement routiers.

Le résultat est là.

Pour amener la fibre optique à Briançon on a donc défoncé des rues, nouvellement refaites ce qui est déjà très rare, alors qu'il était facile d'anticiper, ne serait-ce qu'en lisant quelques pages de mon blog qui préconisent, depuis plusieurs années, l'enfouissement de canalisations vides en prévision d'éventuelles interventions.

Il est vrai que quand à cinq kilomètres on n'a plus de débit Internet à cause de la vétusté des installations France télécom, il devient nécessaire d'injecter plusieurs gigabits pour desservir quelques dizaines d'habitations.

Et puis ça permet à quelques élus locaux municipaux, ou départementaux, de se faire mousser en endossant des responsabilités ne leur incombant pas, mais la politique c'est aussi se servir du travail des autres pour en tirer bénéfice sans effort, rien de nouveau donc.

Ces élus devraient plutôt s'alarmer de savoir pourquoi on a attendu la réfection ,longue mais complète, d'une route pour pouvoir la défoncer de nouveau par des tranchées non prévisionnelles.

Il est vrai qu'un élu efficace et lucide c'est devenu une denrée rare, il ne sont pas indemnisés pour ça.

 

La guerre des tranchées
La guerre des tranchées
La guerre des tranchées

Intersection....

...de l'avenue du Professeur Forgues et de l'avenue Adrien Daurelle, ou rue de l'hôpital.

Creusée, rebouchée, recreusée, re-rebouchée, un nombre inconnu de fois, cet endroit est défoncé puis rebouché sommairement et régulièrement, la porosité des sols de la ville ayant la particularité de ne pas retenir en place les incalculables bouchons d'enrobé à froid que déverse, à la tonne et chaque année, la municipalité via les services techniques.

Les véhicules de Briançon, et ceux de passage, circulant à cet endroit, enregistrent le plus grand nombre de destructions d'organes de roulement et de sécurité dû au déficiences routières briançonnaises.

Les élus locaux ne passent certainement pas par cet itinéraire pourtant presque incontournable.

Ou alors ils sont eux-mêmes déficient au point de ne même pas réaliser qu'ils sont aussi responsables du mauvais état du réseau routier de la ville, qu'il soit géré par cette dernière ou par le département puisque depuis de nombreuses années c'est une partie de Ping-Pong entre ces deux institutions si proches et si éloignées.

 

La guerre des tranchées
La guerre des tranchées
La guerre des tranchées
La guerre des tranchées

Avenue de Savoie.

Au droit du centre commercial ALDI.

Deux énormes tranchées qui se sont affaissées, comme toutes les tranchées, et qui génèrent, sur les véhicules, surtout les utilitaires et les cars, des chocs importants dans les organes de roulement et de sécurité.

Les briançonnais font preuve d'une grande patience à accepter de financer les dégradations de leurs véhicules à cause d'une mauvaise gestion municipale, ce, en plus des impôts qu'ils payent pour que justement il ne subissent pas ce genre de problèmes.

Une fois de plus le détournement des finances publiques affectées au fonctionnement est préjudiciable aux habitants de la ville.

 

La guerre des tranchées

Parking ALDI.

Certains me disent que c'est privé, d'autres que c'est municipal.

La multigestion du réseau urbain de Briançon, la joute incessante des renvois de responsabilités, ne permettent pas de savoir qui fait quoi et qui gère quoi, c'est pratique, d'induire la confusion dans les esprits permet d'avoir des réponses types rentrant dans tous les cadres et surtout celui de ne pas exécuter les tâches qui incombent aux responsables irresponsables.

Des nids de poules qui conviennent plus à des autruches, ou alors de grosses poules.

Ces nids opaques arrivent en pleine saison des oeufs, les oeufs d'opaque se récoltant effectivement en Mars-Avril.

C'est aussi la saisons des cloches, celles qui sont censés déposer ces oeufs, bien que ce soit incongru on peut comprendre que les cloches municipales, qu'on trouve surtout dans les mairies, entretiennent les nids toute l'année au plus grand déplaisir de ceux qui en souffrent, au moins il y a quelque chose d'entretenu dans cette ville.

 

La guerre des tranchées
La guerre des tranchées

Zone spécifiquement réservée.

Un peu comme une piste d'essais, un laboratoire d'étude des nids de poules municipaux, ou municipales, selon qu'on désigne les nids ou les poules.

Le laboratoire d'étude et de perfectionnement des cloches restant la priorité et la propriété de la mairie.

C'est la boucle d'accès à Mas de Blais sur l'avenue de Savoie, cette avenue qui détruit aussi les organes de roulement et de sécurité des véhicules. 

Entre Savoie et savoir il y a une consonance qui pose question, de savoir sans savoir sur l'avenue de Savoie est la révélation de ceux qui savent tout et rien, surtout rien, c'est savant.

Bref, cet endroit, très utilisé et supposé sécuritaire (Franchissement délibéré des feux rouges entre 6h00 et 7h30), est un des plus dégradé de Briançon.

Maintenant, pour ceux qui connaissent bien la ville, il est difficile de déterminer quel endroit est le plus dégradé, par contre on peut facilement déterminer celui qui est en meilleurs état, la rareté en facilite la révélation.

    

La guerre des tranchées
La guerre des tranchées

J'ai trouvé une zone d'étude.

C'est route de Grenoble, mais à l'autre extrémité.

Là aussi la réfection est récente et très couteuse, c'est pourquoi la tranchée est neuve.

On peut donc constater l'insidieuse dégradation qui résulte de travaux bâclés par des entreprises peu scrupuleuses, dans le cas présent la même que celle qui opère au Champ de Mars et pour la même raison.

Soucieux d'interpeller un responsable afin d'attirer son attention sur ces problèmes, je me suis rendu sur le site de la mairie.

Je ne vais plus à la mairie puisqu'il est impossible de rencontrer un élu sauf accidentellement, soit ils viennent de partir, soit ils ne sont pas encore arrivés, soit ils sont en réunion à durée indéterminée, ou plutôt la façon officielle de ne pas recevoir de doléances.

Il y en a plusieurs.

J'hésite donc entre la responsable : Projets "Cœur de ville" et dynamisme urbanistique

Ou le responsable : Urbanisme de proximité

Ou le responsable : Travaux

Ou les trois en même temps. Bref, ce partage de responsabilités permet aussi de les diluer, encore une prouesse pour noyer le poisson quand les nids de poules on subit les dernières pluies.

Il y a le chef :

Maire
Vice-président de la Communauté de Communes du Briançonnais en charge du développement économique, du SCOT et de l'aménagement numérique.

Constatant qu'il est responsable partiel de l'aménagement numérique, je me dis que pour la fibre il doit être au courant, même si ce n'est pas de la haute tension, cette dernière, ces temps-ci, étant survolté de l'intensité d'autres tensions entre les différents intervenants. Ça rend le climat social électrique.

Je me dis que ce responsable, n'ayant plus que Dieu au-dessus de lui, selon son bon vouloir bien entendu, devrait pouvoir tenter de résoudre les problèmes basiques pour lesquels, d'ailleurs, je crois qu'il a aussi été élu.

Rien n'est simple.

Bon, on attend les beaux jours.

En attendant je vous souhaite une bonne journée à tous.

A bientôt.

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Publié dans Briançon

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