Mémoire sélective, ou absente.

Publié le par francois.ihuel15.over-blog.fr

 

Ce qui vient d'un jeune est une interrogation.

 

Ce qui vient d'un moins jeune est une affirmation.

 

Ce qui vient d'un vieux, certains bien sûr, est une perte de mémoire.

 

Mémoire sélective, ou absente.

91 ans.

 

Née en 1925 cette dame avait donc 14 ans à la déclaration de la guerre 39/45, puis 20 ans à la signature de l'armistice.

 

Elle a donc dans les âges qu'auraient mes parents nés en 1923 et qui m'ont beaucoup instruit (Surtout ma mère) sur cette période très difficile, surtout pour bouffer.

 

Si ma mémoire de ces récits parentaux est bonne, en matière d'atrocité les années 1939/1945 n'ont rien à envier à notre agitation actuelle, s'il y a des morts qui disparaissent en Méditerranée, en toute connaissance de cause théorique par ces "naufragés", que dire des déportations et des assassinats collectifs dans les camps nazis, les destructions massives de villes et sur les champs de batailles.

 

S'il y a des tués dans les zones de conflits actuelles que dire des français tués entre 1943 et 1944 par les bombardements alliés, savoir que la presque totalité des victimes françaises de la seconde guerre mondiale l'ont été par les anglais et les américains, ce c'est pas un reproche c'est aussi une évidence. (C'était évitable mais on ne va pas refaire l'Histoire) (Ce sera une page)

 

En 1939/1945 il y avait deux milliards trois cent cinquante millions d'habitants, la seconde guerre mondiale a fait officiellement cinquante trois millions de morts, c'est à dire un peu plus de 0,02 pour cent de la population mondiale.

 

A l'heure actuelle, il y a eut, en six ans (Donc même durée), un peu plus d'un million de morts par actes de guerre ou/et terrorisme, soit 0,00015 pour cent de la population mondiale qui est du triple de celle de 1940.

 

Je veux bien que ce soit encore trop mais franchement depuis l'avènement des temps humains, tel qu'on le conçoit aujourd'hui, nous avons le plus faible taux de mortalité jamais connu.

 

La médiatisation intensive, la désinformation et l'information catastrophe négative semblent alarmer la planète entière alors qu'au final jamais depuis l'avènement de l'homme nous n'avons été plus en sécurité.

 

Que dire des massacres massifs du passé, à toutes les époques, gratuitement, comparativement à maintenant.

 

Tout n'est qu'une question de relativité, l'info qui fout la trouille fait le reste.

 

Il semble donc que cette personne, très âgée il est vrai, a soit échappée à la deuxième guerre mondiale, soit oubliée beaucoup de choses.

 

Les rassemblements, quels qu'ils soient, où qu'ils soient, quelle qu'en soit l'importance, n'ont jamais rien changé.

 

Ils ne sont que le reflet médiatique d'un malaise général et le révélauteur d'une peur collective injustifiée.

 

J'adore la phrase "les animaux sont plus humains qu'eux", ce comparatif à des mammifères dénués de réflexion laisse entrevoir que certains humains font plus confiance aux animaux domestiques qu'à leur semblable, entre un réflexe de survie et une construction réfléchie de vie il y a un gouffre qui échappe à pas mal de monde.

 

Je doute que ces mêmes gens puissent vivre dans un monde totalement animal.

 

Mémoire sélective, ou absente.

Chacun sa solution.

 

Il est vrai que si tout le monde était écouté on pourrait apporter quelques changements.

 

"Il faut changer" !  C'est le titre de cet article, depuis que je suis en capacité de réfléchir je n'entends que çà, ça fait donc environ 55 ans de ma connaissance que les gens demandent du changement, mais quand ça change on demande encore du changement au changement, ce n'est qu'une des phases de l'évolution d'autant qu'on veut du changement à condition que tout reste pareil.

 

De la même façon cet article, qui pourtant semble ne rien à voir avec le précédent, se base sur la mémoire sélective.

 

Je ne suis pas sûr qu'à notre époque il y ait beaucoup de français qui travaillent comme des forças surtout si on prend le terme dans sa définition réelle pure.

 

Dans les années 1970 le chômage était au plus bas depuis le début du XX ème siècle, difficile de dire que les salariés travaillaient comme des forças mais la valeur du travail n'avait rien à voir avec maintenant, les innombrables allocations diverses n'existaient pas, les gens allaient travailler pour exercer un métier (Ce qui se perd) alors que maintenant il ne vont que gagner de l'argent.

 

Actuellement pour gagner de l'argent il n'y a pas besoin de travailler (Du moins pas forcément), ce qui génère des problèmes économiques, de baisser les charges (Ce que j'approuve sous certaines conditions) ne résoudra pas le problème, ce qui fait plonger la France c'est l'assistanat inversement proportionnel à l'emploi, plus le pouvoir d'achat baisse plus l'assistanat augmente, ce cercle infernal est destructeur de l'économie du pays. (Pourtant certains veulent un revenu universel financé avec ?????????)

 

Le domaine de la carrosserie n'est certainement pas un repère, dans les années 70 le métal rentrait pour 80% dans la construction d'une voiture, aujourd'hui ce n'est plus que 40%, et encore.

 

Qu'un jeune (20 à 35 ans) s'interroge sur un passé c'est logique, s'il commet des erreurs de jugement on ne lui en voudra pas.
 

 

Qu'un moins jeune (35 à 60 ans) ait des lacunes de mémoire pour les mêmes période on le rectifiera, l'enfance n'est pas forcément le meilleurs refuge mémoriel.

 

Qu'un ancien (Après 60 ans) n'ait pas la notion de cette période dite, c'est soit un dénie soit une perte de mémoire.

 

Maintenant, il y a à disposition de tous des outils informatiques qui permettent de se faire une idée bien précise de la plupart des évènements (Ce n'est pas fiable à 100 %) outils que beaucoup d'anciens ne maitrisent pas.

 

C'est une erreur de comparer l'industrie d'il y a  quarante ans avec celle de maintenant (Du moins ce qu'il en reste) la mémoire sélective est mauvaise conseillère.

 

D'ailleurs, question boulot, ce sera ma prochaine page.

 

Bonne  soirée à tous.

 

 

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Publié dans Revues de presse

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Frédéric 22/09/2016 21:12

Excellente analyse François, avec laquelle je suis en parfait accord ... et d'autant que cet article est, cette fois, plus facilement lisible; le noir sur blanc passe partout.
Merci pour ce changement de couleur, mes yeux vous en sont très reconnaissants (je n'ai pas eu besoin de lunettes, c'est pour dire ...).
Cordialement,