Briançon vieille ville. Qu'en reste t-il ! - 2

Publié le par francois.ihuel15.over-blog.fr

 

Supposons un instant que, subitement, toute la population de la

vieille ville devienne civique et respectueuse des interdits.

 

Imaginons juste un instant que les stationnements anarchiques et

interdits ne soient plus qu'un mauvais souvenir.

 

Il y a le reste.

 

Briançon vieille ville. Qu'en reste t-il !  - 2

Un mensonge municipal. (En politique il n'y a pas de mensonge, il n'y a que des dissimulations d'intérêt partisan)

 

S'agissant d'un fascicule créé par la municipalité de gauche, le mensonge, ou la prouesse d'inverser les mots et situations, devient parole d'évangile bien qu'à gauche les évangiles soient politiques.

 

Je lis "Aujourd'hui l'exode de la population a cessé" !

 

Ah bien en voilà une chose qu'elle est bonne comme dirait Coluche, quand il n'y a plus rien à évacuer on garde ce qui reste, CQFD.

 

Dans le permanent soucis de "repeupler" la vieille ville la municipalité en place depuis 2009 y a injecté des populations pas forcément respectueuses du caractère historique de la ville déjà que beaucoup de "permanents" n'y soient pas non plus, la vieille ville s'est transformé en refuge de "cas sociaux", les "rénovations" de Mr De Caumont dans ses HLM du Grand Caire qui ont remplacé les casernes rasées et trop chères à entretenir, le patrimoine a été partiellement sacrifié au profit des logements sociaux.

 

Aucun dépliant touristiques ne fait état de ces "résidences" sociales, les rares images ne représentent que la façade Ouest et la Collégiale, stationnements inclus.

 

"Conserver et valoriser un bâti à forte valeur patrimoniale", juste préciser que ce bâti est propriété des investisseurs privés (La plupart italiens en ces années de grande refonte (1990/1998)) qui louent à des tarifs largement supérieurs à ceux des logements sociaux, juste savoir que les investissements privés de rénovation ont un coût autre que celui des sociétés HLM.

 

J'aime bien le deuxième paragraphe : "Renforcer le dynamisme des lieux en maintenant les fonctions associées au centre (Commerces, institutions) ....".

 

Si c'est de la mairie qu'il s'agir, pour les institutions, on a tout faux, cette dernière est dans un état déplorable.

 

Si c'est le tribunal il a été sacrifié par l'Etat, l'utilisation de ces locaux reste floue.

 

Si c'est le couvent des Récollet il a été cédé à l'office de HLM local qui a vidé l'intérieur (Qui était magnifique bien qu'en mauvais état (Toujours ces irresponsables)) pour y construire des logements qui ne se louent pas, l'accès à ce bâtiment restant du domaine des difficultés.

 

Si c'est la chapelle des Pénitents Noirs c'est loupé aussi, depuis des décennies que ce monument historique est abandonné il ne reste qu'un clocher abandonné par la ville et une ruine insalubre ouverte à tous les vents qui montre encore quelques traces de l'incendie qui en a eut raison.

 

Si c'est la "petite Gargouille" cette rue Mercerie est la plus pourrie de la vieille ville, défoncée, merdique à tous les sens du terme, son entretien relève de l'exploit, les personnels communaux affectés à cette vieille ville ramassent plus de morceaux de patrimoine en décomposition que de détritus laissés, pour la plupart, par des riverains qui s'attachent à dévaloriser leur environnement proche.

 

Etc. Etc..

 

Quant aux commerces il n'y a plus que la petite épicerie sauvée de justesse, la mercerie du haut de la Grande Rue, la librairie qui se maintient par miracle et la charcuterie au coin de la rue Porte Méane.

 

Le reste ne sont que boutiques de souvenirs, de vêtements "locaux" et restaurants qui se font une cruelle concurrence à cause de la désaffection des touristes.

 

J'ai connu la vieille ville plus encombrée que le Mont Saint Michel de début Juillet à fin Août, maintenant, même au plus fort de la fréquentation on ne se bouscule pas et les personnels de certains restaurants fument devant leurs établissements à 20h00 passées en attendant un problématique client que les nombreux mégots de ces personnels repoussent.

 

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Briançon vieille ville. Qu'en reste t-il !  - 2

Cet immeuble....

 

....J'y avais loué un appartement de six pièces en 1997, mes sept enfants (De trois à quatorze ans à l'époque) l'appelaient "la maison penchée" parce que rien n'y est droit, comme un navire qui a de la gite, laisser tomber un objet "roulant" venait à lui courir après.

 

L'agence qui me louait ce "bien" m'a majestueusement arnaqué sur cette location.

 

Depuis les italiens en ont racheté une partie qu'ils ont rénové en petits appartements sympas mais hors de prix à la location autochtone.

 

Malgré les importants travaux et le renforcement du mur porteur Nord (A ma demande vue son inquiétant gonflement) cet immeuble reste difficile à louer.

 

Le premier étage n'a pas été rénové, les logements n'y possèdent pas de double vitrage et les volets sont d'origine, en bois pourri que seule les couches de peinture maintiennent.

 

C'est la description type des apparences, donner une image potable de ce qui demande beaucoup d'investissements, les responsables ne sont pas les autorités locales mais les propriétaires qui ont, dans les années dorées du tourisme de masse, acheté de la merde pas chère pour louer sans rénover.

 

C'est le principe des "marchands de sommeil" de ces périodes fastes mais ce n'est pas une généralité, il y a, dans la vieille ville, des édifices qui ont été entièrement refaits.

 

Bien entendu, en ces temps de "disette", les loyers sont plus attractifs et les populations plus hétéroclites, ce qui amène à des problèmes de relations de voisinages et à des problèmes de vie collective.

 

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Rue Porte Méane.

 

Une des plus passantes de la vieille ville puisqu'elle fait la continuité de la rue du Pont d'Asfeld, très empruntée aussi par de nombreux véhicules des riverains n'ayant pas assez de carburant pour faire le détour par la rue Aspirant Jan, mais aussi pour ne pas subir l'attente du feu tricolore de circulation alternée de la porte d'Embrun, comme quoi habiter dans un site classé n'est pas suffisant pour se résoudre à en accepter les inconvénients aux préjudices de l'environnement et du tourisme.

 

A l'instar de nombreux autres édifices privés de la vieille ville, les rénovations (Partiellement financées par la ville) des années 1994/1998 se sont dégradées, les coûts exorbitants demandés par les artisans, les colossales complications pour obtenir les autorisations des Bâtiments de France, les périodes restreintes d'exécution des travaux, les contraintes environnementales ne vont pas dans le sens de la facilité.

 

Si pour la ville du bas (Ou le bas de la ville, ne pas oublier qu'à Briançon il y a deux villes pour un seul maire) les travaux restent à un coût raisonnable, il n'en est pas de même pour la vieille ville où ces derniers sont au double, voire au triple, ne pas s'étonner que les propriétaires soient à la peine.

 

C'est le paradoxe des sites historiques classés, chacun se renvoit la balle en responsabilisant l'autre.

 

Pour peu que, pour encore pas mal d'immeubles, il y ait des problèmes de successions, ces derniers se dégradent très rapidement.

 

Les habitants de ces immeubles sont aussi pénalisés par ces réfections dégradées ou par celles qui n'ont pas été faites, certains de ma famille en savent quelque chose.

 

Dans la vieille ville on éclaire en pleine journée et on chauffe entre six à neuf mois par an, ce n'est pas pour encourager la location "prestige" sauf pour ceux qui bénéficient des aides sociales, ces derniers n'ont pas de problèmes d'argent puisqu'assistés à 90% pour le loyer, l'électricité, le chauffage et l'eau, les indemnités de précarité restant de l'argent de poche utilisé souvent en boissons diverses, drogues, tabac et entretien des nombreux chiens qui nécessite d'ailleurs celui plus intensif de cette vieille ville.

 

Maintenant, ne pas considérer la vieille ville comme le refuge de tous les "cas difficiles" de la société en perdition, juste savoir que c'est en vieille ville que Mr le Maire les a concentré, paradoxe de la valorisation d'un site classé en y intégrant des éléments qui la "déclassent" par leurs nuisances "naturelles".

 

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Ancien couvent des Récollets.

 

"Cédé" à l'office HLM ses nombreux logements y restent vacants, les prix restent également abordables mais pas les accès, les postulants sont réticents à habiter dans un monument historique déclassé (Du moins supposé comme tel) au milieu d'immeubles bouchant la vue et le soleil sauf habiter tout en haut, juste être sportif et en bonne santé, les étages à monter et à descendre sont interdits aux gens qui ont des problèmes à ce niveau.

 

Pendant des années que c'était en travaux les riverains autres ont désertés les lieux, les quelques locations environnantes en subissent les conséquences.

 

Seuls accès par la rue du Pont d'Asfeld ou de la rue  de Roche, les stationnements sont donc perturbants pour l'environnement, pour la pollution  (Qui dit gens modestes dit véhicules usagés et polluants) et le tourisme, découvrir des véhicules "usés" à chaque coin de rue n'est pas très apprécié des rares touristes qui viennent pour voir autre chose.

 

Qui plus est, dans les périodes de fortes chutes de neige le dégagement n'est pas une priorité d'autant que, par définition, pour le privé c'est le "syndic" qui doit en assumer la charge.

 

A l'instar des autres immeubles "enclavés" de cette vieille ville les factures de chauffage et d'éclairage sont élevées.

 

Pour la téléphonie mobile ça reste aussi du domaine de la science fiction, il est plus facile de manipuler un véhicule sur la planète Mars depuis la Terre que de joindre la mairie depuis la rue du Temple à 300 mètres de là.

 

Quand à la réception télévisuelle c'est aussi un casse-tête, sauf avoir une antenne parabolique sur les toits (Aux conditions restreintes) et un matériel de décodage couteux, il faut trouver le petit coin idéal près d'une fenêtre pour capter une des innombrables et inutiles chaines de télévision.

 

Habiter la vieille ville c'est très cher, pour celui qui veut y venir ou pour les contribuables concernant les assistés qui sont "imposés".

 

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J'ai trouvé des habitants.

 

Rue de la Manutention il y a une maison qui est remarquable par sa simplicité.

 

Entre autres ces figurines la décoration est naive mais très personnalisée, je ne mets pas les photos, allez découvrir vous-même.

 

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Un des immeubles "De Caumont".

 

D'évidence sa démarche de l'époque rentrait dans un cadre logique de réhabilitation de l'habitat, faire du moderne pour une population en demande.

 

Juste se demander pourquoi à ces emplacements si difficiles d'accès dans une ville historique, même si elle n'était pas classée.

 

Ces gens sont respectueux de leur environnement, ils déplorent le manque d'entretien de cette partie de la vieille ville, les rues sont défoncées et "bouchonnées" avec ce produit miracle qui remplace une réfection complète en profondeur.

 

Les finances municipales n'incluant pas les frais de réfection même si les impôts versés par ces gens y sont primitivement destinés.

 

La vétusté des casernes demandait des investissements mais si l'entretien avait été suivi quand les militaires ont quitté les lieux (Comme au fort des Trois Têtes), il y a bien longtemps, le patrimoine en aurait été plus valorisé, rien n'interdit d'aménager des monuments historiques dès lors qu'on laisse les extérieurs en état d'origine.

 

Toujours ces éternels problèmes de désaffection des élus, quelle qu'en soit l'obédience.

 

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Il y a aussi la désinfection.

 

Ce véhicule est "pourri" et n'est certainement plus en état de rouler, à l'intérieur il y a une literie douteuse qui laisse entrevoir l'état sanitaire de celui ou celle qui y "habite".

 

Vu "l'enracinement" des roues à cet emplacement il y certainement un bon moment qu'il est là, sur le chemin qui mène au fort du Château, censé être utilisé par les touristes qui voudrait visiter ces lieux d'ailleurs très douteux, on va voir ça plus loin.

 

Pour admirer le cadre exceptionnel de la vieille ville on ne pouvait pas mieux choisir que cette épave mécanique polluante à plusieurs niveaux.

 

A côté sont des cabinets d'aisance à l'ancienne comme on en trouvait encore au fond des jardins dans les années 1950.

 

Je ne suis pas sûr que la visite guidée planifiée par l'office du tourisme et le patrimoine inclue cette bizarrerie mais comme à Briançon plus rien n'étonne personne une incongruité de plus ou de moins n'a plus d'importance.

 

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Hygiène et salubrité publique.

 

Je me pose juste la question de savoir qui va vider le "bonheur" de ce réceptacle de 100 litres, savoir si c'est vidé souvent, savoir par qui parce que je doute que les employés communaux acceptent, à juste titre, ce genre de corvée.

 

Savoir combien de millions de mouches à merde sont générées chaque été par ce bonheur municipal, savoir si c'est aussi inclu dans la visite touristique, savoir qui l'utilise redoutant que l'hygiène de l'utilisateur soit identique à l'hygiène des lieux.

 

Je ne voudrai pas admirer les fonds de calbar, déjà qu'on a les odeurs quand on croise ces étranges habitants, autant se passer des visons.

 

Est-ce une des faces sociales de notre cher maire bien aimé qui est si soucieux du bien-être de ses administrés, du moins de ceux qu'il fait venir d'Afrique via Calais ?

 

Je ne pense pas, je reste persuadé que beaucoup de briançonnais délaissés aimeraient avoir les mêmes avantages et prévenances.

 

Le monde social s'est une fois de plus arrêté du mauvais côté de la frontière

 

Parce que même si ceux qui en sont réduit à vivre comme des clochards se voient obligés de vivre dans ces conditions dignes des bas fonds de Calcutta des années 1960, ils restent des humains délaissés sans hygiène ni confort mais faisant partie de ceux qui sont comptabilisés dans la population de la ville et qui, à chaque élection, sont certainement sollicités pour aller voter.

 

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Panneau officiel ?

 

L'avis de permis délivré par la mairie semble l'être même si on ne voit plus ce qui y est inscrit, donc caduque puisque personne n'est en mesure de savoir ce qui se passe dans cet étrange endroit.

 

L'habitant (Ou les habitants) du dessous (Article précédent) serait-il en rapport avec ces "réfections" ?

 

Le terme "basse cour" est d'actualité vu l'environnement, on ne voit pas de volailles mais on devine une autre forme de vie.

 

Savoir si la vidange des "toilettes" précédentes se fait en ce lieu parce que je me dis qu'il doit bien y avoir un endroit ou déverser le bonheur précédent.

 

Sauf le déverser à flanc de montagne, directement dans la Durance plus en dessous, je me demande quel véhicule transporte ces déjections humaines et où.

 

Dans la logique le chantier de réfection du fort du Château est inscrit sur le cahier des charges de la ville mais je n'ai pas recherché, je vais m'y employer dans les jours à venir.

 

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Le chantier en question.

 

Il est vrai que ça fait basse-cour, ça fait même presque décharge mais comme c'est interdit par un panneau officiel non déterminé on ne sait pas trop s'il est interdit d'y entrer puisque tout est ouvert à tous les vents, je me demande même si du matériel entreposé n'attirerait pas la convoitise de quelques artisans sans scrupule, vous savez ceux qui sont allés, de nuit, se servir dans les casernes Berwick après débranchement opportun de la vidéo-surveillance par décision de Mr le Maire en 2010.

 

Le lieu ressemble un peu à l'habitat du dessous mais ce n'est qu'un chantier qui dure, dure et dure encore, l'inauguration n'est pas pour demain.

 

Il y a des urgences pour justifier "l'abus de pouvoir" qui impose ce qui indispose, et puis franchement Mr le Maire ne serait pas très à l'aise à se faire photographier devant les "chiottes" sauvages qui embellissent sa vieille ville pour laquelle il semble si soucieux.

 

L'argent des impôts n'est pas distribué de la même façon et puis il faut laisser une trace de son passage quand on est maire ou conseiller municipal, certains de ces derniers en "chient dans leur froc" tellement ils sont persuadés d'être importants, on dit aussi "se la péter grave".

 

Je ne m'étonne pas qu'il puisse y avoir des gens oubliés dans la ville, les mêmes que ceux avec lesquels j'ai partagé les conditions de vie et les repas payés par mes soins, c'était il y a longtemps, alors je connais bien et si j'ai aussi partagé un repas avec un ministre de l'intérieur qui m'avait invité (Charles Pasqua en 1992, un ministre qui avait des couilles et savait s'en servir) j'ai également côtoyé les miséreux, j'ai survécu et je peux dire que des hommes, finalement, il en sort la même chose, qu'on soit tout en haut ou tout en bas de l'échelle.

 

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Les habitants de la vieille ville.

 

Certains sont logés dans du vétuste, quelques immeubles qui ont échappé à la rénovation de 1995/2000, certains trop insalubres et d'autres qui attendent une intervention de leur(s) propriétaire(s) désargentés ou ayant totalement délaissé leur bien, si on peu encore appeler ça du "bien".

 

Ces images vous ne les verrez jamais sur "Place Publique" sauf si, pour la propagande, Mr le Maire en fait état avec les petites phrases de circonstance qui décriront qu'il se montre soucieux de l'immobilier vétuste.

 

C'est aussi l'image "valorisante" de la vieille ville.

 

Dans quelques jours le patrimoine.

 

Bonne soirée à tous et à bientôt.

 

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